Grande-Synthe : le maire rouvre un gymnase pour accueillir les migrants

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Alors qu'il a fait "froid, voire très froid" ces derniers jours, le gymnase a rouvert vendredi, sans convention avec l'Etat, et accueille "environ 170-180 personnes", a précisé le maire. Photo d'illustration.
Alors qu'il a fait "froid, voire très froid" ces derniers jours, le gymnase a rouvert vendredi, sans convention avec l'Etat, et accueille "environ 170-180 personnes", a précisé le maire. Photo d'illustration. © LUCAS BARIOULET / AFP
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Dimanche, le maire de Grande-Synthe a annoncé avoir ouvert un gymnase pouvant accueillir "170-180" migrants, en majorité des hommes seuls d'origine kurde. 

La ville de Grande-Synthe, sur le littoral de la Manche, a rouvert un gymnase municipal pour héberger des migrants, en majorité des Kurdes irakiens, comme elle l'avait fait l'hiver précédent, a annoncé le maire EELV Damien Carême.

"Offrir un minimum de dignité". "J'ai décidé, comme l'année dernière, d'ouvrir un gymnase de ma ville" pour "y accueillir toutes les personnes en errance sur ma commune et leur offrir un minimum de dignité", a-t-il écrit sur Twitter dimanche soir en relayant la tribune signée par 14 associations qui accusent l'État de "mise en danger délibérée" des migrants, notamment à Grande-Synthe.

"Sans convention avec l'Etat". Alors qu'il a fait "froid, voire très froid" ces derniers jours, le gymnase a rouvert vendredi, sans convention avec l'Etat, et accueille "environ 170-180 personnes", essentiellement des hommes seuls dont une trentaine de mineurs isolés, a précisé Olivier Caremelle, directeur du cabinet du maire.

Des associations distribuent les repas. Il devrait rester ouvert jusqu'à l'arrivée du printemps. Des associations se chargent de distribuer les repas. Les familles sont, elles, hébergées dans un autre centre, à proximité du bois du Puythouck, en contrebas de l'autoroute qui mène à Calais et qui enregistre des arrivées régulières de migrants désireux de rejoindre l'Angleterre.

200 personnes toujours installées dans un bois. Un peu moins de 200 personnes vivent toujours dehors dans ce bois, selon le cabinet du maire. Les forces de l'ordre y avaient évacué fin octobre un campement, où vivaient alors environ 1.800 personnes, dont une grande partie avaient été emmenées dans des structures d'hébergement de la région. C'était la sixième opération de ce type en cinq mois.