Peugeot juge le foot trop "populaire" pour tendre la main à Sochaux : des propos "odieux et méprisants"

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Au micro d'Europe 1, l'adjoint en maire de Montbéliard chargé des Sports voit dans le désintérêt pour le foot qu'a exprimé Peugeot, partenaire historique du FC Sochaux-Montbéliard, une forme de "mépris de classe".
RÉACTION

C'est la petite phrase qui agace toute une ville et plus généralement le monde du foot. Peugeot ne reviendra pas pour aider le club de foot de Sochaux à Montbéliard. Le constructeur fut pourtant le partenaire historique des lionceaux pendant de longues années, mais la marque juge désormais ce sport trop populaire, et estime qu’il ne cadrerait plus avec la volonté du groupe de monter en gamme. "Le football est un sport qui ne va pas avec nos valeurs. Il véhicule des valeurs populaires et nous on essaye de monter en gamme. Ce n'est pas d'actualité", a expliqué Isabel Salas Mendez, responsable des partenariats chez Peugeot, mercredi soir lors de l'interview éco d’Europe 1

"C’est nous qui achetons leurs voitures." "Les propos de cette dame étaient odieux et méprisants. Comment ne pas se sentir insulter ?", a vivement réagi, également au micro d’Europe 1, Alexandre Gauthier, adjoint en maire de Montbéliard chargé des Sports. "Qu’ils ne veulent pas revenir dans le FC Sochaux, c’est leur choix, ils l’assument. Très bien ! Mais cette dame vient dire : 'On ne reviendra pas parce qu'on veut monter en gamme et vous, vous êtes des populos', or il ne faut pas oublier que c’est nous qui achetons leurs voitures", tacle cet élu qui dénonce "une forme de mépris de classe".

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Peugeot se concentre sur le tennis. Sochaux, qui est sorti de la Ligue 1 en 2014, a été vendu l’année suivante par Peugeot au groupe chinois Ledus, mais quatre plus tard, la situation financière du club reste fragile. "En 2016, on a décidé de tout concentrer dans le tennis, parce que c’est le sport qui va le mieux avec nos valeurs, et pour ça on a abandonné tous les autres sports", a précisé Isabel Salas Mendez, toujours sur Europe 1. "J’espère que les propos qu’elle a tenu n’engageait que sa personne et non pas la direction du groupe, sinon ce serait assez grave", conclut pour sa part Alexandre Gauthier.

Europe 1
Par Justin Morin, édité par Romain David