Greffé du cœur et des poumons, il a couru le marathon : "Le sport m’a redonné goût à la vie"

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Jonathan Drutel, greffé du cœur et des poumons, a raconté sur Europe 1 comment il a vaincu la maladie pour courir le marathon de Paris et l’Ironman de Nice.  
TÉMOIGNAGE EUROPE 1

Malgré la maladie, il a réussi l’impossible. Jonathan Drutel a été le premier greffé du cœur et des poumons à avoir couru le marathon de Paris et à terminer l’Ironman de Nice. Le jeune homme de 34 ans, atteint de mucoviscidose, raconte son expérience dans un livre, Ironman, qui sort jeudi en librairies. "Cinq-six années après la greffe, j’avais 25 ans à l’époque, je voulais retrouver un but dans la vie. Le sport m’a redonné goût à la vie", témoigne Jonathan, qui était invité jeudi soir sur Europe 1.

"Le défi était de finir le marathon". En 2017, il réalise une première prouesse en bouclant le marathon de Paris, malgré une chaleur accablante. "C’était le premier défi lancé par des amis. Ça me semblait inconcevable. Je courais à peine 5-6 kilomètres, je me suis dit 'pourquoi pas'. C’était le début d’une belle aventure", se souvient-il au micro de Matthieu Belliard. "Le défi était de le finir, j’ai bouclé le marathon en 5 heures et 16 minutes. Quand on a la mucoviscidose, on transpire beaucoup. Les risques sont énormes, il fallait bien s’hydrater pendant l’épreuve. Il faisait très chaud, mais j’ai réussi à rallier la ligne d’arrivée en bon état."

Un an plus tard, à l’été 2018, il se lance un défi encore plus fou : boucler l’Ironman de Nice, un triathlon extrêmement difficile. "C’était 3,8 kilomètres de natation, 180 km de vélo puis un marathon pour finir. C’était encore plus inconcevable, mais j’aime ça. Quand rien n’est certain, c’est ce qui me fait vibrer."

>> De 17h à 20h, c’est le grand journal du soir avec Matthieu Belliard sur Europe 1. Retrouvez le replay ici

"Les miracles existent". Malgré les réserves du corps médical, le jeune homme parvient à terminer l’Ironman. "Les médecins étaient très inquiets quand j’ai entamé l’Ironman. Ils m’ont dit de leur envoyer un message quand j’avais fini. Il y a peut-être plus de risques pour moi, mais j’étais et je suis toujours en excellente santé. Mon corps était largement capable d’assumer un effort tel que celui-là."

Jonathan, responsable d’un bureau d’études dans l’industrie nucléaire, espère, à travers son expérience, envoyer un message à tous les malades. "Je veux partager la difficulté d’être malade depuis la naissance, les différentes étapes par lesquelles on peut passer. Ceux qui me voient aujourd’hui en bonne santé ne se rendent pas compte de l’état dans lequel j’étais avant mes 25 ans. Mais les miracles existent. On ne donnait pas cher de ma peau pendant de nombreuses années."