Coupe du monde de rugby : les All Blacks dans l'histoire

© AFP / GABRIEL BOUYS
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Les All Blacks ont dominé l'Australie au terme d'une magnifique rencontre (34-17). Ils sont champions du monde pour la deuxième fois consécutive, la troisième de leur histoire.

La Nouvelle-Zélande entre dans la grande histoire du rugby. Les All Blacks sont devenus samedi après-midi la première nation à conserver sa couronne de championne du monde de rugby, après avoir dominé l'Australie au terme d'une finale sublime (34-17). Avec ce troisième titre de champion du monde (1987, 2011, 2015), la Nouvelle-Zélande devient l'équipe la plus titrée de l'ovalie mondial, devant les Wallabies et l'Afrique du Sud.

Une finale légendaire. Les Néo-Zélandais ont cependant dû attendre les dix dernières minutes de cette partie d'un niveau de jeu ahurissant pour assurer leur sacre, face à des Wallabies magnifiques de courage et de combativité en deuxième période. Un ultime essai de Barrett, à quelques secondes du terme (79e), a définitivement sonné le glas de la révolte australienne. Les Néo-Zélandais, dominateurs sur l'ensemble de la rencontre, ont inscrit trois essais pour prendre le dessus sur des Australiens qui ne sont jamais noyés, même après avoir pris l'eau pendant cinquante minutes.

Cinquante minutes en noir. Car le début de match annonçait une déferlante All Blacks. Et elle a bien eu lieu, pendant un peu plus d'une période. Les Néo-Zélandais ont immédiatement pris les Australiens à la gorge, imposant un rythme d'enfer et dominant territorialement les Wallabies. Peu avant la mi-temps, Milner-Skudder concrétisait la domination des siens avec un essai collectivement parfait (39e). Puis, juste après la pause, Nonu aplatissait après une course fulgurante de quarante mètres, pour donner une avance confortable aux All Blacks (21-3, 42e). 

La formidable réaction australienne. Mais il ne faut jamais enterrer les Australiens. Au pied du mur, les Wallabies ont profité de l'exclusion temporaire de Smith pour revenir progressivement au contact de Néo-Zélandais subitement dépassés. Pocock a sonné la révolte (53e), avant l'essai de l'espoir inscrit par Kuridrani (64e), à la réception d'un coup de pied dans les 22 mètres des All Blacks. Revenus de l'enfer, les Australiens pouvaient alors croire à l'impossible (21-17). 

Carter, un dernier chef d'oeuvre. Reste qu'en face, les Néo-Zélandais ne sont pas constitués du même bois que le commun des mortels. Dan Carter, encore immense samedi soir, a alors redonné de l'air aux siens d'un drop sublime de quarante mètres, presque sans élan (70e, 24-17). Un dernier essai, et les All Blacks pouvaient célébrer leur performance historique. Dan Carter, Ma'a Nonu, Conrad Smith et Keven Mealamu, qui jouaient leur dernier match avec la légendaire tunique noire, ne pouvaient pas rêver meilleurs adieux.