Un député mobilisé à l'hôpital face au coronavirus : "Je suis médecin-urgentiste avant d'être élu"

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Soignants coronavirus 2:21
Retraités ou sans affectation, de nombreux médecins et soignants ont répondu à l'appel du gouvernement dans la lutte contre le coronavirus (photo d'illustration). © AFP
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Le député LREM de Charente Thomas Mesnier a renfilé sa blouse de médecin-urgentiste à l'hôpital d'Angoulême, pour apporter son aide au personnel médical qui lutte contre le coronavirus. Au micro d'Europe 1, il décrit "des soignants unis, engagés et solidaires pour faire face à cette épidémie". 
INTERVIEW

Depuis le 6 mars, le gouvernement a appelé à la plus grande solidarité afin que les 21.000 professionnels de santé qui composent la réserve sanitaire se mobilisent pour aider le personnel médical face à l'afflux de malades du coronavirus. Médecins, infirmiers, ambulanciers, retraités ou sans affectation ont, ainsi, enfilé leur blouse blanche pour apporter leur aide. Parmi eux, le député LREM de Charente et médecin-urgentiste, Thomas Mesnier.

Au micro d'Europe 1, celui qui se défini comme "médecin-urgentiste avant tout" raconte comment s'organise cette mobilisation et son retour à l'hôpital d'Angoulême : "J'ai renfilé la blouse lundi dernier et je m'occupe des malades qui présentent aux urgences. On a monté un deuxième service d'urgence dédié au coronavirus en plus du service des urgences classique parce que les autres pathologies continuent et il faut prendre en charge les gens qui font des infarctus, des AVC", détaille-t-il.

"Des soignants unis, engagés et solidaires"

"Nous avons les équipements nécessaires, il faut y faire attention car on doit veiller à la quantité de gels hydroalcooliques, de masques que nous avons mais tout se passe au mieux", assure-t-il, précisant que la Nouvelle-Aquitaine a pu prendre le temps de s'organiser "en attendant que la vague d'épidémie, qui devrait arriver dans les prochains jours, nous touche".  

Face aux appels des soignants et médecins qui ont déploré avoir été envoyé au front sans les équipements nécessaires, faute notamment de masques et de lits en nombre suffisant, Thomas Mesnier assure que des messages quotidiens de la direction générale de la santé sont envoyés quotidiennement pour les informer des livraisons des différents outils de protection."Les masques sont en train d'arriver, un très, très grand nombre a été commandé par Olivier Véran", indique ce proche du ministre de la Santé qui a annoncé, samedi, que plus d'un millards de masques avaient été commandés, notamment à la Chine. 

Mais il est "vrai que des masques ont manqué notamment en médecine de ville au début. Certains en manquent encore mais ils sont en train d'être acheminés", reconnaît-il avant d'ajouter : "Je crois qu'il est important de livrer d'abord ceux qui étaient dans les régions les plus touchées et on voit bien qu'on doit faire preuve de solidarité". Son hôpital a reçu, dimanche, deux malades en réanimation arrivant de Mulhouse par le train. "Je pense qu'il faut être absolument solidaires dans cette épreuve", conclut-il, décrivant "des soignants unis, engagés et solidaires pour faire face à cette épidémie. C'est vraiment ce qui marque le plus au quotidien".  

Europe 1
Par Coline Vazquez