François de Rugy face aux "gilets jaunes" : les réponses du ministre pour faire retomber la pression

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Après deux semaines de contestation, le ministre de la Transition écologique a rencontré jeudi après-midi une délégation de "gilets jaunes", dans les locaux du "Parisien".

Le dialogue entre le gouvernement et les "gilets jaunes" n'a jamais été aussi fort, mais la contestation n'en faiblit pas pour autant. Après en avoir reçu deux premiers mardi, le ministre de la Transition écologique a rencontré jeudi après-midi une délégation de sept "gilets jaunes", dans les locaux du Parisien - Aujourd'hui en France. Carburants, électricité, pouvoir d'achat… Pendant un peu plus d'une heure, François de Rugy a tenté de calmer la grogne.

"L'essence à 2 euros le litre, cela peut arriver un jour". Défendant les mesures déjà annoncées par Emmanuel Macron et Édouard Philippe, comme l'extension de la prime à la conversion par exemple, le ministre s'est aussi attardé sur les enjeux de la taxation des carburants. "Un seul trimestre durant lequel on n'appliquerait pas la taxe carbone, ce serait 650 millions d'euros en moins. Soit à peu de chose près ce que coûtera la prime à la conversion. Nous avons donc besoin de cette somme. D'autant que l'essence à 2 euros le litre (…) cela peut arriver un jour", a-t-il expliqué aux sept "gilets jaunes" - des hommes uniquement - âgés de 27 à 47 ans.

Rugy pour une hausse modérée de l'électricité. Sur l'électricité, François de Rugy s'est dit "d'accord pour tous les gels (de tarifs, ndlr), même la baisse. Mais en France, on a des tarifs régulés", a-t-il précisé. "On va tout faire pour que la hausse soit la moins forte possible" en début d'année prochaine.

"Même ma mère me parle de la hausse de la CSG". Et l'ancien président de l'Assemblée nationale de convoquer sa mère pour répondre à la souffrance ressentie par une partie des Français, dont certains retraités s'estimant lésés par la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG). "Même ma mère m'en parle, elle m'a dit la semaine dernière que ça faisait 50 euros de moins par mois pour elle, qu'elle l'acceptait mais qu'elle pensait qu'elle allait bénéficier de la suppression de la taxe d'habitation, ce qui malheureusement n'est pas le cas."

Nouvelle rencontre vendredi à Matignon. Toujours dans une volonté de dialogue, le ministre de la Transition écologique sera à Matignon vendredi après-midi avec Édouard Philippe pour recevoir une nouvelle délégation de "gilets jaunes", à la veille de "l'acte 3" de leur mobilisation. François de Rugy l'assure : "Nous on propose, dans les trois mois qui viennent, de prendre en compte toutes les propositions. Nous souhaitons que la tension retombe.

Europe 1
Par Thibauld Mathieu