A l'UMP, un vote pour ou contre le revote

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Fabienne Cosnay , modifié à
SCRUTIN - Les militants vont décider s'il y aura un nouveau vote pour désigner le patron de l'UMP.

L'INFO. C'est un vote pour la forme, destiné à faire acter par les militants UMP qu'il n'y aura pas de revote pour la présidence du parti. Jusqu'à dimanche 18h, lors d'un congrès "virtuel", les 280.000 militants de l'UMP à jour de cotisation au 31 décembre 2012 sont invités à répondre à deux questions par le biais d'un vote électronique.

Les modalités. Ce référendum comporte deux questions. La première concerne les nouveaux statuts de l'UMP, élaborés à la suite de la crise de l'automne 2012. Les militants sont appelés à les approuver ou à les rejeter, en bloc. Les militants qui auront répondu positivement à la première question devront ensuite se prononcer sur la deuxième question, qui vise à assurer la transition entre les anciens et les nouveaux statuts. Si le "oui" l'emporte, ce qui est quasi-certain, le "revote" de septembre pour la présidence de l'UMP sera de facto annulé. La direction mise en place à l’issue du tout premier accord Copé-Fillon avec Jean-François Copé à la tête de l'UMP, sera ainsi maintenue jusqu’en novembre 2015.

>>> Pour en savoir plus sur ce congrès virtuel, lisez l'article du Lab.

copé fillon UMP

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Un vote pour quoi ? Il n'y a rien à attendre de ce scrutin puisque les deux anciens frères ennemis de l'UMP sont parvenus à un accord, le 27 mai. Après s'être livré un duel sans merci pour arracher cette présidence de l'UMP tant convoitée, François Fillon et Jean-François Copé ont fini par trouver un terrain d'entente et se sont répartis les rôles. "A Jean-François Copé le parti, le rôle de premier opposant, la bataille des municipales. A François Fillon le long chemin solitaire vers la présidentielle de 2017", analysait Caroline Roux dans son édito politique, le 14 mai. Le premier multiplie les réunions publiques, gère le parti (comité politique chaque mardi matin, bureau politique les mercredis....), organise de nombreuses conventions (famille, autorité, fiscalité, travail, éducation, etc). Pendant ce temps-là, le second poursuit son "tour de France à la rencontre et l'écoute des Français" et ne signe plus ses communiqués qu'en tant que "président de Force républicaine", le micro-parti qu'il vient de créer.

Le (vrai) vote sera en 2016. "Ce vote est très important pour l’UMP. Il doit tourner la page de querelles dépassées et préparer l’avenir (…) Avec François Fillon et l’ensemble des responsables de l’UMP, nous comptons sur votre mobilisation", écrit le patron de l'UMP dans un mail envoyé aux militants. Pour sortir de la crise dans laquelle ils avaient plongé leur parti, les deux candidats à la présidence de l’UMP étaient d'abord parvenus à un accord sur l’organisation d’un nouveau vote, en septembre 2013. François Fillon, qui a entretenu un temps l'incertitude sur ses intentions, a finalement exclu de se représenter, se fixant pour seul objectif la primaire ouverte pour la présidentielle de 2017, inscrite noir sur blanc dans les statuts du parti. Une primaire qui s'annonce … sport.