Après l'échec de la commission mixte paritaire qui ne s'est pas entendue sur le texte ce vendredi 19 décembre, le gouvernement présentera normalement une loi spéciale dès ce lundi 22 décembre. L'objectif est de permettre la continuité de l'État.
Mais avant cela, le chef du gouvernement recevra les différentes forces politiques afin de leur arracher un compromis avant les municipales. Sébastien Lecornu va rencontrer ses alliés du bloc central, mais aussi les deux formations qu'il doit absolument convaincre de voter ce budget, le Parti socialiste et les Républicains.
De nouvelles concessions à faire
Le Premier ministre s'est fixé un objectif, trouver un compromis avant les élections municipales qui auront lieu en mars prochain. Car à ce moment-là, il sait que la campagne politique prendra le dessus sur la raison budgétaire et l'intérêt de l'État.
L'autre raison est évidemment économique. Plus le temps passe sans budget, plus l'addition sera lourde. L'année dernière, les huit semaines sans budget ont coûté 12 milliards d'euros à l'État, selon la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin. De son côté, Bruno Retailleau exhorte le gouvernement à utiliser le 49.3 pour faire adopter le budget. Le patron des Républicains assure également que le Premier ministre doit "cesser de tout céder aux socialistes".
Pour arriver à ses fins, Sébastien Lecornu va devoir faire de nouvelles concessions au Parti socialiste et aux Républicains, et ce, sans braquer la macronie. Un chemin de crête quasiment impossible à réaliser, selon un député du bloc central, mais pas de quoi décourager le Premier ministre.