Les mesures pour répondre aux gilets jaunes coûteront 17 milliards d'euros, selon Bruno Le Maire

  • A
  • A
"Au total, on est sur 17 milliards d'euros environ", a déclaré Bruno Le Maire concernant les mesures répondant aux "gilets jaunes".
"Au total, on est sur 17 milliards d'euros environ", a déclaré Bruno Le Maire concernant les mesures répondant aux "gilets jaunes". © SAUL LOEB / AFP
Partagez sur :
La facture des mesures destinées à répondre aux "gilets jaunes" atteint 17 milliards d'euros, selon le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, qui s'exprimait mardi sur France 2.

Le coût total des mesures annoncées par Emmanuel Macron pour répondre au mouvement des "gilets jaunes" s'élève à près de "17 milliards d'euros", a indiqué mardi le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire. "Au total, on est sur 17 milliards d'euros environ", a déclaré Bruno Le Maire sur France 2, en promettant de compenser en partie cette facture par des mesures d'économies sur la dépense publique. Sur ces 17 milliards, dix milliards correspondent aux mesures "annoncées en décembre" par le chef de l'Etat, comme la revalorisation du Smic et la défiscalisation des heures supplémentaires, entrées en vigueur en janvier 2019, a détaillé le ministre.

Baisse de l'impôt sur le revenu et réindexation des petites retraites. A ces dix milliards s'ajoutent les cinq milliards de baisse d'impôt sur le revenu, prévus pour 2020, et le coût de la réindexation sur l'inflation des petites retraites, chiffré par Bercy à 1,4 milliard d'euros. Selon le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, la mise en place d'une retraite minimum de 1.000 euros, annoncée jeudi dernier par Emmanuel Macron, devrait quant à elle coûter dans un premier temps quelques centaines de millions d'euros. 

"Les baisses d'impôts seront notamment financées par une baisse de la dépense publique", a par ailleurs souligné Bruno Le Maire, en assurant que des économies pouvaient notamment "être faites sur les opérateurs publics". Ces propos interviennent alors que plusieurs membres de l'opposition, mais aussi certains économistes, ont fait part ces derniers jours de leur scepticisme sur le financement de ces mesures, estimant qu'elles allaient entraîner une aggravation du déficit public.