Le Quinté + fête ses 30 ans : il faut "simplifier" le PMU "pour attirer une clientèle plus jeune", estime Cyril Linette

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Alors que le Quinté + fête cette année ses 30 ans, le directeur général du PMU est venu expliquer vendredi sur Europe 1 le grand enjeu  de la centrale de paris dans les années à venir : tenter de rajeunir sa clientèle.
INTERVIEW

Le PMU, ce sont 250 hippodromes dans toute la France, 80.000 emplois directe ou indirects ; sans oublier les 13.500 points de vente, les fameux bars P¨MU, répartis sur tout le  territoire. Et cette année, le PMU, c’est aussi l’anniversaire du Quinté +, lancé il y a 30 ans pour redynamiser l’entreprise de paris. Aujourd’hui, l’enjeu est reste le même. "Je ne sais pas si le PMU est ringard, mais c’est un monde un peu fermé", a reconnu jeudi matin sur Europe 1 Cyril Linette, directeur général du PMU depuis un an et demi. "On ne va pas jouer au PMU naturellement quand on est de la jeune génération. Et on ne va pas forcément toujours en hippodrome."

Aujourd’hui, a insisté l’ancien journaliste sportif, "il y a un vrai sujet d’image à valoriser. Le PMU est connu mais pas suffisamment considéré". Alors Cyril Linette a annoncé une série d’actions. D’abord pour "bien s’occuper des clients d’aujourd’hui, parce que nos clients du PMU sont importants, ils contribuent au lien social, ils contribuent au financement de la filière". Ensuite pour élargir la sphère des client, notamment via un biais : la simplification. "Le quinté est un jeu assez compliqué. Pas dans sa formule, mais trouver 5 chevaux c’est compliqué. Il y a des jeux très simples où il suffit de trouver le cheval qui va gagner. Ça n’est pas compliqué", a-t-il plaidé.

Le PMU, "un gros jeu de société"

Une chose est sûre, la diversification vers les jeux de hasard, c’est fini. "Le PMU a connu des années de décroissance. On n’est plus dans les années 1950, 1960 ou 1970, pendant les Trente glorieuses, où on jouait au tiercé pour s’acheter sa vouture, sa caravane ou autre chose. Tout a fondamentalement changé. Il y a de la concurrence. Alors à une époque, le PMU est parti dans des jeux de loterie, des jeux de hasard. Et je pense qu’on y perdait un peu notre âme", a estimé Cyril Linette. "Donc quand je suis arrivé, on est revenu à des paris à sagacité"

Et l’ex-journaliste de donner sa vision du PMU : "En gros, c’est un jeu de société grandeur nature. Il faut trouver la bonne combinaison et celui qui trouve la bonne combinaison mérite d’être récompensé", a-t-il décrit. "Que ce soit dans des jeux très experts comme le Quinté + ou dans des jeux d’un peu plus simples comme celui consistant à trouver le cheval qui gagne."