"Les dépenses publiques dépassent la dette", a déclaré François Bayrou, ajoutant que "le surendettement est une malédiction qui n'a pas d'issue". Dressant un constat alarmant de la dette publique en France, le Premier ministre a présenté ce mardi 15 juillet son plan d'économie budgétaire pour ramener le déficit à 4,6% du PIB l'année prochaine.
Pour atteindre son objectif de 40 milliards d'économies, François Bayrou a notamment annoncé la mise en place d’une "année blanche", permettant de plafonner les dépenses publiques de 2026 à leur niveau de 2025.
Une économie de sept milliards d'euros
François Bayrou a confirmé qu’en 2026, une "année blanche" sera mise en place afin de garantir que les dépenses publiques ne dépassent pas celles de 2025. Cela se traduit par un gel des prestations sociales et des barèmes, qui ne connaîtront aucune augmentation. Les retraites resteront elles aussi stables, sans baisse ni hausse, conformément à la règle "ni plus, ni moins".
Par ailleurs, aucune revalorisation générale ou catégorielle ne sera appliquée dans les ministères cette année-là. Les barèmes de l’impôt sur le revenu ainsi que ceux de la contribution sociale généralisée resteront figés au niveau de 2025. L’ensemble de ces mesures devrait permettre de réaliser une économie de sept milliards d’euros.