Ascoval : les salariés votent en assemblée générale la reprise du travail lundi

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Ascoval est menacé de disparition depuis la liquidation judiciaire en février de son principal actionnaire. © FRANCOIS LO PRESTI / AFP
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Les salariés de cette acière du Nord se battent depuis plusieurs mois pour sauver leur usine, menacée de fermeture. 

Les salariés d'Ascoval, qui faisaient grève et bloquaient l'aciérie du Nord depuis plus d'une semaine, ont voté en assemblée générale la reprise du travail à compter de lundi, a annoncé mercredi soir à la presse le porte-parole de la coordination syndicale Bruno Kopczynski.

"On nous ouvre une chance, on ne peut pas la laisser passer. Il faut aller jusqu'au bout", a déclaré le responsable syndical quelques heures après une réunion des différents acteurs du dossier à Bercy, où le gouvernement et le cabinet d'experts ont jugé le projet de reprise par le groupe Altifort "solide" et "viable", malgré des "fragilités" qui persistent. 

La reprise du travail se fera lundi à 6 heures. La décision a été prise à l"unanimité des gens présents", selon lui, sans "un bras levé pour le non" même si "ça a été discuté". La reprise du travail se fera donc lundi à 06h.

"Le sentiment général qui ressort, c'est la crainte de se faire rouler une nouvelle fois dans la farine", a-t-il ajouté tout en se disant "plus que jamais" optimiste sur une issue favorable.

L'assemblée générale a duré environ 1h45, sans la presse, et la plupart des salariés ont quitté le site directement, un peu avant 19h.

"Il n'y a pas de garantie qu'au bout, ça passera". "On essaie de faire tout ce qu'il faut. Encore une fois, c'est juste une étape, il n'y a pas de garantie qu'au bout, ça passera", a poursuivi Bruno Kopczynski, précisant que la reprise du travail se fait pour l'instant pour les "4-5 semaines demandées par Bruno Le Maire", soit début décembre.

"Ça va faire un an que les gens sont dans l'incertitude. Cette fois-ci, il faut finaliser", a encore dit Bruno Kopczynski, assurant "qu'il manque encore un peu de tonnage" de commandes pour boucler l'offre d'Altifort, qui monte un dossier sans l'aide de Vallourec, principal actionnaire et client.