Aigle Azur : FO appelle le gouvernement à "préserver les emplois"

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Aigle Azur emploie quelque 1.150 personnes.
Aigle Azur emploie quelque 1.150 personnes. © PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Aigle Azur, plus vieille compagnie aérienne française, a été placée lundi en redressement judiciaire, ce qui entraîne une annulation de tous les vols à partir de vendredi soir.

Force ouvrière a appelé vendredi le gouvernement "à prendre toutes ses responsabilités" afin de "préserver les emplois" de la compagnie aérienne Aigle Azur, qui a été placée lundi en redressement judiciaire et dont tous les vols sont annulés à partir de vendredi soir.

Si "l'urgence est au rapatriement des passagers et des équipages" dont les avions seront cloués au sol, "dans le même temps, il faut trouver un repreneur" et "le ministère des Transports doit prendre toutes ses responsabilités" car il "joue un rôle pivot" dans le secteur aérien, estime dans un communiqué la fédération FO des transports (FEETS FO).

 

"Rien ne justifierait des suppressions d'emplois"

Employant quelque 1.150 personnes, Aigle Azur doit trouver un repreneur pour ne pas sombrer. Les éventuels repreneurs ont jusqu'à lundi à midi pour déposer leur offre. Un comité d'entreprise (CE) est convoqué lundi après-midi. Plaidant pour une reprise d'Aigle Azur avec "le maintien de l'emploi de tous les salariés", FO affirme que "les lignes exploitées par Aigle Azur bénéficient d'une très bonne fréquentation". "Rien ne justifierait des suppressions d'emplois", assure le syndicat.

La fédération souligne que "les élus FO dans l'entreprise dénoncent depuis de nombreux mois sa gestion et son état financier", une situation "connue d'un grand nombre d'acteurs du secteur, privé et public". Le syndicat FO d'Aigle Azur appelle les salariés à manifester lundi à 11 heures devant le ministère des Transports, à Paris, selon le communiqué. De son côté, le syndicat de pilotes SNPL a reculé de 9 heures à 11 heures son appel à manifester samedi à l'aéroport d'Orly, a-t-on appris vendredi auprès de cette organisation.

Selon le SNPL, l'ordre du jour du CE de lundi prévoit "l'examen des projets de reprise" qui auront pu être déposés et "une information-consultation du CE sur une éventuelle liquidation" de l'entreprise.