Christian Prudhomme sur le dopage : "Le cyclisme n'est plus le vilain petit canard"

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© Eric Frotier de Bagneux - Capa Pictures pour Europe 1
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Le directeur du Tour de France a estimé sur Europe 1 que le dopage, s'il existe toujours dans le cyclisme, est nettement moins présent qu'auparavant. 
FACE AUX AUDITEURS

Le cyclisme est souvent associé, dans l'imaginaire collectif, aux scandales de dopage. Le directeur du Tour de France Christian Prudhomme, invité dimanche Face aux auditeurs d'Europe 1, a assuré que son sport est aujourd'hui moins touché qu'auparavant. "Le cyclisme a sans doute triché avant les autres, plus que les autres, mais il n'est plus le vilain petit canard. La triche existe partout, le monde parfait n'existe pas. En revanche, le sparadrap du dopage nous colle à la peau parce qu'il y a des affaires, et parce que l'aspect redondant des questions sur ce sujet fait qu'on en parle régulièrement", a-t-il estimé. 

Le Tour de France a vécu une "décennie noire" à la fin des années 1990 et dans les années 2000 avec une succession d'affaires retentissantes, comme l'affaire Festina (en 1998) ou le retrait à Lance Armstrong, en 2012, de ses sept titres gagnés entre 1999 et 2005. Et, malgré l'absence de cas de dopage le concernant, le Team Sky (désormais Ineos), qui domine outrageusement le Tour depuis 2012, fait régulièrement l'objet de suspicions.

>> L'intégralité de l'émission "Christian Prudhomme face aux auditeurs d'Europe 1" est à écouter dimanche, de 20h à 21h30

"L'ennemi c'est le dopage, ce n'est pas le vélo" 

Christian Prudhomme a cependant reconnu que le dopage ne pouvait être totalement éradiqué. "Nous, organisateurs dans le cyclisme (ASO, Amaury Sport Organisation, organise le Tour mais aussi d'autres épreuves, ndlr), ne sommes pas juges et parties. Nous, les organisateurs, nous ne faisons pas les règles. Dans la plupart des autres sports, ce sont les mêmes. Ça ne veut pas dire qu'ils sont malhonnêtes, mais ce n'est pas la même chose que d'être juges et parties. Comme ce n'est pas un monde parfait, il va toujours y avoir un gars qui va déraper à un moment ou à un autre. L'ennemi, c'est le dopage, ce n'est pas le vélo, ce n'est pas le Tour", a martelé le directeur de l'épreuve. 

"Dans les disciplines où il n'y a pas de tricheurs, on peut quand même se demander si on les cherche", a taclé Christian Prudhomme, sans désigner les sports auxquels il pensait. "Je suis convaincu qu'aujourd'hui il y a une immense majorité de coureurs sains", a-t-il conclu.