Environ 150 sans-abri occupent un gymnase près de l'Elysée

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Les occupants sont des SDF, des personnes hébergées de manière précaire, des personnes reconnues prioritaires Dalo, ou des demandeurs HLM parisiens. (photo d'illustration)
Les occupants sont des SDF, des personnes hébergées de manière précaire, des personnes reconnues prioritaires Dalo, ou des demandeurs HLM parisiens. (photo d'illustration) © PHILIPPE LOPEZ / AFP
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150 sans-abri rejetés par le 115 se relaient pour occuper un gymnase près de l'Elysée, et ainsi alerter les autorités sur leur situation, afin qu'ils soient relogés. 

Environ 150 sans-abri, dont des femmes et des enfants, occupent depuis mercredi soir un gymnase près de l'Elysée où ils ont passé une "première nuit au chaud", alors que le plan grand froid est maintenu en Île-de-France, selon l'association Droit au logement (DAL). "Les occupants sont des personnes sans-abri rejetées par le 115 (numéro d'urgence), des personnes et familles hébergées de manière précaire, des personnes reconnues prioritaires Dalo (Droit au logement opposable), ou des demandeurs HLM parisiens", détaille l'association dans un communiqué diffusé jeudi. "Toutes et tous devraient déjà être relogés", souligne-t-elle. 

La promesse vaine d'Emmanuel Macron. Rappelant les promesses restées "lettre morte" d'Emmanuel Macron, qui avait appelé en juillet 2017 à "ne plus avoir d'ici la fin de l'année des femmes et des hommes dormir dans la rues", le DAL réclame le relogement des "150 familles qui participent à tour de rôle à cette occupation, et pour ceux et celles sans-abri, dans cette attente, un hébergement stable et décent". L'association appelle au "respect des droits des sans-abri", faisant notamment référence à l'obligation d'hébergement et de soins.

Des bureaux vacants à réquisitionner. "Malgré la hausse constante des places d'hébergement, les sans-abri sont toujours plus nombreux", souligne le DAL. Baisse des APL, hausse des loyers, insuffisance de HLM... Cette situation "est l'effet direct des politiques du logement en cours", dénonce l'association. Rappelant que "trois millions de logements et des millions de m² de locaux et bureaux sont vacants en France", le DAL demande également l'"application de la loi de Réquisition" et le "relogement des prioritaires Dalo et des demandeurs HLM".