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«Le bloc opératoire français quitte le territoire» : des médecins libéraux en exil symbolique

Mathis Lang - Mis à jour le . 1 min
«Le bloc opératoire français quitte le territoire» : des médecins libéraux en exil symbolique
«Le bloc opératoire français quitte le territoire» : des médecins libéraux en exil symbolique © Kiran RIDLEY / AFP

Fait inédit dans l’histoire du système de soins. Ce dimanche, près de 2 000 anesthésistes, chirurgiens et obstétriciens libéraux ont quitté la France jusqu’à jeudi pour protester contre la politique de santé du gouvernement. Une mobilisation spectaculaire dans la continuité de la grève déclenchée lundi et de la manifestation organisée samedi à Paris.

En fin de matinée, une trentaine de cars ont pris la route de la capitale belge. Direction Bruxelles pour ces médecins libéraux, à l’appel du syndicat Avenir Spé-Le BLOC, qui parle d’un "exil symbolique". L'objectif est d'alerter sur les conséquences d’une pénurie de médecins libéraux.

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À bord de l’un des bus, Sylvie Filley-Bernard, secrétaire générale du syndicat des anesthésistes libéraux, explique au micro d’Europe 1 : "Le symbole, c'est d'organiser la pénurie de la médecine libérale, de préfigurer un petit peu ce que pourrait être une médecine libérale déficitaire en termes de ressources humaines. C'est pour montrer au gouvernement que demain, s'il n'y a plus d'offres de soins libéral, le paysage de l'offre de soin ne sera plus le même". 

L’ensemble des blocs opératoires impacté

Conséquence directe de cette mobilisation : l’ensemble des blocs opératoires est impacté. La Fédération de l’Hospitalisation privée évoque 100 000 interventions déprogrammées sur les trois jours de mobilisation, jusqu’à jeudi. Pour autant, la continuité des soins reste assurée, assure Sylvie Filley Bernard au micro d’Europe 1. 

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"Même en grève, nous avons assuré la poursuite de la prise en charge des patients que nous avions pris en charge la semaine dernière. Donc on a assuré en interne une continuité des soins. S'il y avait des patients encore à prendre en charge, tous les praticiens ne seraient pas partis". 

Le retour des médecins en France est prévu en fin de semaine prochaine. Ils souhaitent alors rencontrer le Premier ministre Sébastien Lecornu afin de faire valoir leurs revendications.