Mobilisation des médecins libéraux : «Ma porte est ouverte», leur répond la ministre de la Santé
La ministre de la Santé a renouvelé son appel au dialogue et à l'apaisement. Invitée d'Europe 1 Matin Week-end quelques heures avant une importante mobilisation des médecins libéraux, Stéphanie Rist l'affirme : "sa porte est ouverte".
Recréer la confiance. Alors que les médecins libéraux s'apprêtent à battre le pavé ce samedi, étape importante d'une grève qui a commencé lundi et qui doit se poursuivre jusqu'au 15 janvier, la ministre de la Santé veut renouveler son message d'apaisement et de dialogue. Invitée d'Europe 1 Matin Week-end, Stéphanie Rist lance : "ma porte est ouverte", "c'est avec plaisir que nous allons travailler ensemble pour avancer".
Un premier arrêt de travail limité à un mois
Mais en face, la grogne des médecins libéraux est forte. Preuve en est, l'intersyndicale a refusé vendredi le rendez-vous que leur proposait la même ministre de la Santé. Dans le viseur des spécialistes, la décision de l'Assurance maladie de fixer unilatéralement des tarifs médicaux dans certains cas, ou encore la limitation du premier arrêt de travail à un mois maximum.
Autant d'éléments qui tendent vers un contrôle qui déplaît fortement aux médecins. "Il n'y a pas de limitation de la liberté de prescription", rétorque Stéphanie Rist. "Il n'y a pas de quota comme j'ai pu l'entendre. Il y a beaucoup de fausses informations".
"La première prescription d'un arrêt maladie ne doit pas dépasser un mois. Ce qui correspond à peu près à beaucoup de pathologies, c'est rare qu'on fasse des arrêts maladie la première fois pour plus d'un mois", poursuit la ministre. "Et ce qu'on dit, c'est que c'est important pour le malade de pouvoir être revu au bout d'un mois."