«On n’a plus envie» : à Strasbourg, des établissements de nuit bannissent les feux de Bengale après la tragédie de Crans-Montana
De nombreuses discothèques et bars de nuit ont annoncé ne plus utiliser les feux de Bengale, ces bougies incandescentes qui pourraient être à l'origine de l'incendie à Crans-Montana. Après la tragédie, qui a causé la mort de 40 personnes, les établissements renforcent leur vigilance.
Dix jours après l’incendie dramatique dans un bar de Crans-Montana en Suisse, qui a fait 40 morts et 116 blessés la nuit du Nouvel An, les bars et discothèques français renforcent leurs mesures de sécurité.
Beaucoup ont annoncé qu’ils allaient arrêter d’utiliser des feux de Bengale, ces bougies probablement à l’origine de l’incendie.
Une "terrible piqûre de rappel"
Derrière son comptoir au sous-sol du bar tapas le Cocolobo, Luc, barman a l’habitude d’utiliser des feux de Bengale lors des soirées festives. Mais il n’en est désormais plus question. "On n’a plus envie en fait. Vu ce qu’il s’est passé à Crans-Montana, honnêtement j’ai peur quand même. Je préfère stopper [les bougies magiques]. La preuve : je n’en ai plus et je n’en ai pas recommandé. Il paraît qu’il existe des chandelles dans le même style mais en version LED, donc pourquoi pas !", suggère-t-il.
Le drame de Crans-Montana est une "terrible piqûre de rappel" soupire Jacques Chomentowski, patron du Cocolobo et président de l’UMIH 67, le syndicat des professionnels de l’hôtellerie-restauration, en charge particulièrement des établissements de nuit.
"J’ai fait un mail rappel à mes collègues et à mes adhérents pour que tout le monde soit réglementairement à jour. Qu’il y ait des extincteurs et des alarmes incendie en état de marche. Les jauges, c’est vraiment très important : il ne faut pas, sous prétexte qu’on veut faire des gros chiffres, entasser les gens dans les établissement et il faut faire très attention aux issues de secours qui parfois sont bloquées", insiste-t-il.
Si la grande majorité des établissements sont aux normes, assure-t-il, il le sait et il l’approuve : les contrôles vont certainement se multiplier dans les prochaines semaines.