Après Paris, direction Bruxelles. Ce samedi, des milliers de médecins libéraux ont manifesté dans les rues de la capitale contre plusieurs mesures d'économies adoptées dans le budget de la Sécurité sociale. Une mobilisation qui se poursuivra ce dimanche matin.
"Quelqu'un qui n'est pas là, on ne peut pas le réquisitionner"
Plus de 2.000 d'entre eux se rendront à Bruxelles. Plusieurs bus démarreront de la Porte Dauphine, à Paris, à partir de 11 heures, direction la capitale belge. Le but est de s'exiler symboliquement jusqu'à jeudi prochain, explique Bertrand de Rochambeau, coprésident du syndicat Avenir Spé - Le BLOC.
"L'idée, c'est de frapper les esprits pour montrer au gouvernement que les établissements privés sont indispensables au bon fonctionnement de la santé en France". Cet exil permet, par ailleurs, aux médecins grévistes d'éviter d'être réquisitionnés. "C'est le préfet qui réquisitionne et pour réquisitionner quelqu'un, il faut qu'il lui fasse parvenir un arrêté de réquisition. Et donc, quelqu'un qui n'est pas là, on ne peut pas le réquisitionner".
Selon la Fédération de l'hospitalisation privée, qui regroupe toutes les cliniques de France, l'exil des professionnels, couplé à la grève, entraînera la fermeture de 80% des blocs opératoires la semaine prochaine.