Convention citoyenne pour le climat : quels objectifs pour les passoires énergétiques ?

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Les membres de la Convention citoyenne proposent d'obliger les propriétaires mais aussi les bailleurs, et notamment l'État, à rendre leurs bâtiments plus étanches pour atteindre les classes énergétiques A, B ou C. 1:20
Les membres de la Convention citoyenne proposent d'obliger les propriétaires mais aussi les bailleurs, et notamment l'État, à rendre leurs bâtiments plus étanches pour atteindre les classes énergétiques A, B ou C. © Philippe LOPEZ / AFP
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Parmi les 146 propositions des membres de la Convention citoyenne pour le climat retenues par Emmanuel Macron, figure la rénovation obligatoire des passoires énergétiques. Soit cinq millions de logements à rénover avant 2030 selon les objectifs de la Convention citoyenne, et un coût supplémentaire de 11 milliards d'euros.

Emmanuel Macron a retenu 146 des 149 propositions de la Convention citoyenne pour le climat. Le chef de l'État s'est engagé lundi à les transmettre au gouvernement ou au parlement. Parmi elles, la rénovation obligatoire des passoires énergétiques, ces logements anciens, mal isolés et très voraces en énergie.

Onze milliards d'aides publiques nécessaires

Les membres de la Convention citoyenne pour le Climat ont des objectifs très ambitieux : rénover 20 millions de logements avant 2040 dont cinq millions de passoires thermiques avant 2030. Afin d'atteindre ce résultat, ils proposent d'obliger les propriétaires mais aussi les bailleurs, et notamment l'État, à rendre leurs bâtiments plus étanches pour atteindre les classes énergétiques A, B ou C dans les cas les plus extrêmes. Fini donc, en principe, les classes les plus énergivores, D, E, F et G.

La Convention citoyenne évoque une rénovation globale, donc pas seulement en achetant de nouvelles fenêtres ou en remplaçant une chaudière, mais en s'engageant à utiliser des matériaux moins polluants.

Les membres de la Convention citoyenne savent bien que pour faire ces travaux, il faudra beaucoup d'argent. Ils veulent que les ménages les plus modestes n'aient pas besoin de débourser plus de 20% du montant des travaux. On estime ainsi que les aides publiques nécessaires avoisineraient les onze milliards d'euros, en plus des quatre milliards déjà prévus actuellement.

Europe 1
Par Matthieu Bock, édité par Céline Brégand