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Arthur de Laborde, édité par Laura Laplaud
Pour ce deuxième jour de mobilisation contre la réforme des retraites, 1,2 million de manifestants sont attendus partout en France. Une nouvelle journée que le gouvernement va scruter avec attention et fermeté. Le mot d'ordre de l'exécutif n'a pas changé : ne rien lâcher car cette réforme est "indispensable".

Avant la deuxième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, Emmanuel Macron s'est montré déterminé. Le chef de l’État était en déplacement lundi à La Haye, aux Pays-Bas, pour rencontrer le Premier ministre Mark Rutte. Il a une nouvelle fois qualifié la réforme des retraites d'"indispensable".

Emmanuel Macron inflexible

Le président de la République ne veut pas laisser planer le moindre doute sur sa détermination à conduire la réforme des retraites jusqu’au bout. Il approuve la sortie de sa Première ministre Elisabeth Borne, critiquée par les oppositions, pour avoir déclaré ce week-end que le report de l’âge de départ à la retraite à 64 ans n’est plus négociable.

"Cette réforme est indispensable quand on se compare en Europe et quand on regarde la nécessité que nous avons collectivement de préserver, sauver notre système de retraite par répartition. Ce n'est pas depuis les Pays-Bas que je vais vous donner un commentaire sur ce que la Première ministre dit. Quand elle dit quelque chose, elle le dit avec des bonnes raisons et je la soutiens", a-t-il déclaré.

 

"Nous devons dédramatiser cette réforme"

"Porter une réforme des retraites n'est jamais simple. Mais c'est notre responsabilité", a de son côté insisté Élisabeth Borne lundi soir lors du bureau exécutif du parti Renaissance. Dans le sillage de sa Première ministre, certains proches d’Emmanuel Macron estiment qu’il faut muscler la parole de l’exécutif et rester sur une ligne de fermeté. "Continuer à se dire ouvert à la négociation ne fait qu’entretenir la contestation", analyse un poids lourd de la macronie qui ajoute "nous devons aussi dédramatiser cette réforme car la bataille de l’opinion est déjà perdue". Reste maintenant à savoir si les Français seront au rendez-vous de cette nouvelle journée de mobilisation