Jean-Michel Blanquer "prend l'engagement" qu'aucune épreuve du baccalauréat ne sera annulée

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Le ministre de l'Éducation nationale a assuré, vendredi sur Europe 1, que les épreuves du baccalauréat ne seraient pas perturbées par l'appel à la grève de plusieurs syndicats.
INTERVIEW

Les épreuves du baccalauréat, qui commencent le 17 juin prochain, risquent-elles d'être perturbées ? C'est la menace que laissent planer plusieurs syndicats de professeurs depuis jeudi. Remontés contre les réformes dans l'éducation, ils appellent à perturber notamment la surveillance. Vendredi, le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, s'est montré très serein au micro d'Europe 1.

"Je prends très clairement l'engagement" qu'aucune épreuve du baccalauréat ne sera annulée, a-t-il déclaré. "Je dis à chacun de ne pas se laisser troubler par cela. [Jeudi], certains ont voulu profiter de l'Ascension pour faire l'actualité avec cela mais bien entendu, il est de mon devoir d'assurer que ça se passera bien, et ça se passera bien." Le baccalauréat se passera donc "de façon normale", a asséné le ministre. "Nous allons veiller à ce que chaque session se passe comme elle doit se passer."

"Je ne travaille pas sous la pression"

Le Snes-FSU, mais aussi le SNALC et la CGT sont à l'origine de cet appel, qui vise l'épreuve de philosophie, mais aussi l'épreuve écrite de français pour les élèves de Première. Les syndicats dénoncent la réforme du baccalauréat, qui réduit notamment le nombre d'épreuves finales de l'examen au profit du contrôle continu et qui s'accompagne d'une refonte de l'enseignement au lycée. Mais fustigent également le manque d'écoute de Jean-Michel Blanquer. 

Pour ce dernier, pas question de céder. "Le dialogue social est nécessairement dans la durée. Je ne travaille pas sous la pression, encore moins avec un quelconque chantage", a-t-il balayé sur Europe 1. Le ministre s'est aussi dit confiant, estimant que l'appel serait peu suivi. "Il y a un ou deux syndicats qui peuvent dire cela mais les professeurs ne se résument pas à ça. Ils ont le sens des responsabilités et savent bien qu'on ne prend pas les élèves en otage."