Des villes clefs, des majorités fragiles et des bascules possibles... Les élections municipales 2026 s'annoncent mouvementées. Les différentes formations politiques tenteront de poser leurs jalons pour la présidentielle de 2027, avec un objectif précis.
Des villes symboles et des batailles très scrutées
Héritière d'Anne Hidalgo, la gauche veut garder l'Hôtel de Ville, à Paris. Face à elle, la droite de Rachida Dati, soutenue par une partie du camp présidentiel, vise une reconquête historique. La réforme du mode de scrutin pourrait rebattre les cartes dans la capitale, comme à Lyon et Marseille. Dans la cité phocéenne, une bataille ouverte se dessine entre le maire sortant Benoît Payan, Martine Vassal pour la droite, Franck Allisio pour le Rassemblement national et Sébastien Delogu pour La France insoumise.
À Lyon, l’écologiste Grégory Doucet joue sa survie politique. En face, Jean-Michel Aulas, l'ancien patron de l'OL, avance avec le soutien de la macronie et compte bien s’emparer de la ville. La gauche testera aussi la solidité de ses bastions comme Lille, Grenoble, Bordeaux, Annecy, Nantes ou Montpellier.
Sur la Côte d’Azur, Nice sera l'un des points chauds, avec un duel frontal entre deux poids lourds : Christian Estrosi et Éric Ciotti. Plus largement dans le Sud, le Rassemblement national vise des conquêtes à Toulon, Nîmes, ou encore Narbonne. L'objectif est de transformer sa dynamique nationale en ancrage local avant 2027.