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Capture de Nicolás Maduro au Venezuela : en France, la classe politique condamne largement l'action de Donald Trump

Alexandre Chauveau (du service Politique) . 1 min
Guillaume Lariche

Europe 1 soir week-end

Guillaume Lariche

Après l'opération militaire menée par les Etats-Unis au Venezuela et la capture de son président Nicolás Maduro, dans la nuit de vendredi à samedi, la classe politique française condamne presque à l'unanimité l'action de Donald Trump.

L'intervention américaine au Venezuela et la capture de Nicolás Maduro ont été très commentées en France par la classe politique. La France insoumise a organisé un rassemblement sur la place de la République à Paris en soutien au peuple vénézuélien, tandis que la droite condamne le mode opératoire de Donald Trump. C'est aussi la ligne du quai d'Orsay. "Aucune solution politique durable ne peut être imposée de l'extérieur", a déclaré Jean-Noël Barrot sur X ce samedi. 

Quelles réactions en France ? 

Pour le ministre des Affaires étrangères, l'opération militaire américaine contrevient au "principe de non-recours à la force qui fonde le droit international". La France rappelle qu'"aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l'extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir", a réagi Jean-Noël Barrot sur X.
 
Une position globalement partagée par l'ensemble de la classe politique française, de Jean-Luc Mélenchon, pour qui l'invasion est redevenue un mode opératoire, à Marine Le Pen, qui insiste sur le caractère inviolable et sacré de la souveraineté des États, tout comme le vice-président des Républicains Julien Aubert, qui s'interroge pour autant : "Que diront les défenseurs des Etats-Unis le jour où Poutine décidera d'éliminer Zelensky ou que Xi Jinping se débarrassera du président de Taïwan ?"
 
Une quasi-unanimité pour condamner l'action de Donald Trump. Seul Eric Ciotti évoque la chute de Maduro comme un soulagement pour le Venezuela, "gangréné", dit-il, depuis des décennies, par la corruption, les élections volées et les violations des droits humains.