Coalition des volontaires à Paris : Emmanuel Macron veut afficher l'unité des soutiens de l'Ukraine face à Moscou
Initiée par le président français et le Premier ministre britannique, Keir Starmer, la coalition des volontaires se réunira le 6 janvier à Paris. Cette assemblée de chefs d'État, alliés de l'Ukraine, doit finaliser des garanties de sécurité en cas de cessez-le-feu avec la Russie. Mais, à ce stade, le cadre reste flou.
C'est le premier grand dossier de 2026 sur la table d'Emmanuel Macron. Le président de la République accueillera, ce mardi 6 janvier, la coalition des volontaires à l'Elysée. Derrière cette réunion, une idée forte : montrer que les alliés de l'Ukraine ne se contentent plus de paroles.
Donner l'image d'un front uni
Une trentaine de pays seront donc réunis, ce mardi 6 janvier, autour de la table, tous appelés à préciser leurs contributions. Des forces dites de "réassurance", c'est-à-dire des troupes capables de surveiller un cessez-le-feu au sol, en mer Noire, ou dans les airs, doivent permettre de dissuader toute nouvelle offensive russe.
Mais beaucoup d'inconnues demeurent. Faut-il prévoir un recul des forces au-delà de la ligne de confrontation actuelle ? Créer une zone démilitarisée, notamment dans le Donbass ? Rien n'est arrêté. Par ailleurs, un obstacle demeure majeur. Moscou rejette d'ores et déjà toute présence en Ukraine de soldats issus de pays de l’Otan.
Mais, côté européen, la priorité reste la même : montrer un front uni. Et ne pas donner l’image d'un camp spectateur, alors qu'ils sont en grande partie tenus à l'écart des discussions de paix. La France, qui co-dirige la coalition des volontaires avec Londres, cherche donc à obtenir des engagements politiques clairs et pourrait, en marge de la réunion de mardi, annoncer une nouvelle aide militaire à l'Ukraine.