Crise agricole : le gouvernement garantira «au centime près» le revenu des agriculteurs, promet Annie Genevard
Les négociations reprennent ce lundi entre le gouvernement et les syndicats agricoles. Le Premier ministre recevra dans la journée les Jeunes Agriculteurs, la Coordination rurale, puis la FNSEA et la Confédération paysanne ce mardi. L'objectif est de calmer le jeu et trouver des solutions à la crise.
Face à la colère agricole qui ne faiblit pas, le gouvernement appelle à la "désescalade" et affiche sa mobilisation. Sébastien Lecornu reçoit ce lundi les représentants des Jeunes Agriculteurs et de la Coordination rurale, après avoir publié une lettre aux agriculteurs dans la presse régionale, assurant notamment que la France continuera de mettre la pression à Bruxelles sur les sujets agricoles.
Invitée d'Europe 1 Soir ce dimanche, Annie Genevard continue de s'opposer au traité de libre-échange entre l'Europe et le Mercosur.
Apaiser les tensions
"On a besoin d'une vision : qu'est ce qu'on veut faire de l'agriculture en Europe et singulièrement en France", a insisté Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA, au cours de la mobilisation agricole de Bruxelles. Face aux inquiétudes et aux attentes des agriculteurs, le gouvernement se montre à la tâche. Au-delà de la gestion de l'épidémie de dermatose nodulaire, mal acceptée par les éleveurs contraints de voir leur troupeau abattu, Annie Genevard se mobilise contre la réforme de la Politique agricole commune (PAC) voulue par la Commission européenne.
"Le gouvernement s'engage à ce que les agriculteurs ne perdent pas un centime du budget de leur PAC", a promis la ministre sur Europe 1 ce dimanche. Elle annonce également un report de l'application de la taxe carbone sur les engrais et l'interdiction de l'importation de marchandises contenant certaines substances interdites en Europe. "Ça fait un an que je demande à la Commission d'interdire l'importation de denrées qui contiennent des substances interdites sur le sol européen. Comme elle ne le fait pas, j'ai décidé de le faire", souligne-t-elle.
Sont concernés : les melons, pommes ou cerises, mais aussi les avocats d'Amérique du Sud. Une manière de mettre la pression sur Bruxelles, qui devra d’ailleurs se prononcer sur cette mesure, et ce, à une semaine de la signature prévue du traité de libre-échange entre l'Europe et le Mercosur, auquel la France s'oppose toujours.