Confinement et chômage partiel : que vérifier dans nos premiers bulletins de salaires ?

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Au moins 600.000 salariés sont concernés par le chômage partiel à cause du confinement lié au coronavirus. 1:26
Au moins 600.000 salariés sont concernés par le chômage partiel à cause du confinement lié au coronavirus. © PHILIPPE HUGUEN / AFP
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De plus en plus d'entreprises sont concernées par la mise en place du chômage partiel et de nombreux salariés vont découvrir des changements dans leurs bulletins de salaires à partir de ce mardi, dernière journée d'un mois de mars de confinement lié au coronavirus. 

Un certain nombre de Français vont découvrir ce mardi, ou dans les tous prochains jours, ce que signifie pour eux la mise en chômage partiel. C’est le cas en particulier des salariés des restaurants, coiffeurs et commerces non alimentaires qui ont été contraints à la fermeture à la mi-mars, pour lutter contre la propagation du coronavirus. Les premiers bulletins de paye intégrant ce dispositif arrivent ces jours-ci. On vous explique ce qu'il faudra regarder attentivement.

Deux lignes nouvelles sur le bulletin, et un "net à payer" tout en bas moins élevé qu’au mois de février : voilà ce que commencent à découvrir les salariés mis en chômage partiel dès la mi-mars. Les deux lignes, c’est d’abord, en haut du bulletin, juste en dessous du salaire brut, le montant qui est soustrait au titre de l’absence pour chômage partiel. Et puis - deuxième ligne - un peu plus bas : l’indemnité d’activité partielle qui, elle, est ajoutée. Une indemnité égale à 84% du salaire net, et même à 100% si vous êtes au smic.

Et tout en bas, à la ligne "net à payer avant prélèvement à la source" ? Prenons l’exemple de deux salariés d’une même entreprise, un commerce, par exemple, qui a été contraint de baisser son rideau le 16 mars. Les deux salariés ont travaillé normalement la première moitié du mois et n’ont pas travaillé du tout la deuxième moitié.

Le premier, payé au smic, va voir son salaire net diminué de 44 euros. Le deuxième, payé 2.000 euros brut par mois, subira, lui, une perte de 148 euros.

Europe 1
Par Olivier Samain, édité par Benjamin Bonneau