CDD de reconversion : un nouveau dispositif pour faciliter le changement de métier
Entré en vigueur le 1er janvier 2026, le CDD de reconversion permet aux salariés en CDI de suspendre leur contrat pour se former à un autre métier, tout en conservant la garantie de retrouver leur poste et leur salaire.
Le gouvernement veut faciliter la reconversion des salariés français. Depuis ce jeudi 1er janvier 2026, le CDD de reconversion est officiellement entré en vigueur, en application de la loi sur les transitions professionnelles d’octobre 2025.
Alors que le droit réservait ce type de contrat à l’exécution d’une tâche précise et temporaire, les entreprises peuvent désormais conclure des CDD au motif de la reconversion. Un dispositif sécurisant pour les salariés en quête de transition professionnelle, qui pourrait également s’avérer utile pour un grand nombre d’entreprises.
Pour une durée de 6 mois à 3 ans maximum
Avec ce dispositif, un salarié en CDI peut se mettre d’accord avec son employeur pour que son contrat soit suspendu afin qu’il se forme à une autre profession en CDD, pour une durée de six mois à trois ans maximum. Il a ainsi l’assurance de retrouver son poste et son salaire dans son entreprise si l’expérience n’est pas concluante.
Ce dispositif, porté par les partenaires sociaux, est également vu comme un moyen d’améliorer le taux d’emploi des seniors en ouvrant une porte à ceux qui exercent des métiers pénibles, comme les carreleurs ou les infirmières.
"Dire qu’on va faire travailler les gens jusqu’à 64, 65, 66 ou 67 ans, c’est hypocrite quand on sait qu’ils n’y arriveront pas dans des métiers difficiles. On a besoin, à mi-carrière, d’accompagner des reconversions professionnelles, sinon on va vers des problèmes. C’est utile, c’est de la bonne prévention", détaille Michel Picon, président de l’Union des entreprises de proximité.
Durant son CDD de reconversion, le salaire de l’employé sera partiellement pris en charge par l’entreprise d’accueil, tandis que les organismes de formation professionnelle, subventionnés par l’État, financeront le reste de la rémunération.