Mise en examen des policiers dans l'affaire Zecler : "un signal fort" pour son avocate

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Michel Zecler 0:38
Les quatre policiers impliqués dans le tabassage de Michel Zecler ont été mis en examen. © AURORE MESENGE / AFP
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"Nous sommes aujourd'hui rassurés", déclare lundi sur Europe 1 l'avocate de Michel Zecler, Hafida El Ali. Les quatre policiers impliqués dans le tabassage de ce producteur de musique ont été mis en examen, et deux d'entres eux ont été écroués ce lundi matin. 
TÉMOIGNAGE

Quelques jours après des images insoutenables qui ont secoué la France, les quatre policiers impliqués dans le tabassage du producteur Michel Zecler ont été mis en examen pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique (PDAP)" et "faux en écriture publique", pour trois d’entre eux, conformément aux réquisitions du parquet de Paris. Deux des fonctionnaires ont été écroués lundi matin. Me Hafida El Ali, avocate de Michel Zecler, exprime son soulagement et sa satisfaction au micro d'Europe 1. "Nous sommes aujourd'hui rassurés", assure-t-elle.

Un signe fort contre "l'impunité"

"Cela envoie un signe fort dans le sens de l'impunité que certains auraient pu considérer avoir. C'est une belle réponse ce placement en détention", explique l'avocate. La vidéo, publiée jeudi matin, a suscité une onde de choc et l'indignation d'une grande partie de la société. On y voit le producteur de musique, Michel Zecler, se faire violemment frapper par quatre membres des forces de l'ordre, à l'entrée d'un studio d'enregistrement, dans le 17e arrondissement de Paris. L'homme noir assure avoir également été victime d'insultes racistes, niées par les quatre prévenus. 

"Il le fallait pour lui et il le fallait pour tous les citoyens français", poursuit l'avocate Hafida El Ali. "Qu'ils comprennent que lorsqu'on agit ainsi on doit être sanctionné, à la hauteur de la gravité de ce que l'on commet, quel que soit son statut." "Je voudrais juste que le travail (de l'IGPN, ndlr) soit fait", avait indiqué Michel Zecler, au sortir de sa déposition. "Je n'ai aucun doute là-dessus", avait-t-il ajouté.

Europe 1
Par Rémi Bostsarron, édité par Mathilde Durand