Hôpital : les soignants dans la rue pour réclamer plus de moyens

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A Strasbourg, des manifestants se sont réunis mardi devant le service des urgences de l'hôpital. © FREDERICK FLORIN / AFP
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Alors que le Ségur de la Santé devrait bientôt se clôturer, les soignants sont à nouveau descendus dans la rue dans plusieurs grandes villes françaises, mardi. Ils demandent plus de moyens pour l'hôpital et des salaires plus élevés. À Strasbourg, soignants issus du privé et du public ont manifesté main dans la main. 
REPORTAGE

À quelques jours de la clôture du Ségur de la santé, les personnels hospitaliers ont de nouveau manifesté dans des dizaines de villes mardi, pour obtenir davantage que les 6,3 milliards d'euros déjà mis sur la table par le gouvernement. À Strasbourg, les soignants du public et du privé ont manifesté ensemble pour demander plus de moyens pour l'hôpital et une hausse de leurs salaires. 

"On a tous le même travail, tous les mêmes revendications et maintenant on va s'unir parce qu'il y en a assez, la santé, c'est pour tout le monde", s'écrie une manifestante. "Ils ont déjà besoin de cinq milliards juste pour le public donc il ne restera quoi pour le reste ?", se demande-t-elle. "La prime Covid-19, on l'attend toujours alors qu'apparemment tout le public l'a eue."

"On se fait insulter, on se fait cracher dessus"

Les personnels hospitaliers estiment que les 6,3 milliards d'euros promis par le gouvernement ne sont pas suffisants. "Il faudrait à peu près le double [des 6,3 milliards d'euros] pour pouvoir redonner du souffle à l'ensemble de la santé, des hôpitaux, des cliniques, les Ehpad. Ça a été une promesse de notre président quand il est venu à Mulhouse donc maintenant il faut qu'il s'y tienne et qu'il donne de l'argent à tout le monde de la santé", affirme un soignant présent dans le cortège strasbourgeois. 

En première ligne dans la crise du coronavirus, les manifestants demandent aussi d'être davantage respectés. "On se fait insulter. On se fait cracher dessus. On ne fait pas ce métier pour ça. On aimerait bien un minimum de reconnaissance", lance une autre manifestantes. 

Europe 1
Par Arthur Helmbacher, édité par Tiffany Fillon