Tragédie de Crans-Montana : ce que l'on sait du propriétaire du bar incendié
Les deux gérants du bar Le Constellation incendié le soir du Nouvel An, Jacques Moretti et son épouse Jessica, ont été auditionnés ce vendredi. Le patron du bar affirme que tout était aux normes et promet de faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider les enquêteurs. Mais son profil interroge.
Trois jours après l'incendie d'un bar dans la station de ski de Crans-Montana en Suisse, le dernier bilan est de 40 morts et 119 personnes blessées. Le patron du bar incendié promet de faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider les enquêteurs. Un propriétaire pourtant au profil loin d'être ordinaire.
Connu de la justice française
Jacques Moretti, 49 ans, aurait déjà été condamné et incarcéré en France, en Savoie, il y a une vingtaine d'années, pour un dossier d'escroquerie, d'enlèvement et de séquestration. Depuis, il n'aurait plus jamais fait parler de lui. Ici, à Crans- Montana, il est propriétaire de trois affaires : deux bars dont Le Constellation et un restaurant, le Vieux Chalet, qu'il a entièrement rénové l'an dernier. L'homme est décrit comme sympathique et travailleur, mais sa façon d'être et de travailler suscite des réserves chez certains comme ce menuisier du secteur.
"Ca a tout été rénové assez rapidement. Il y a eu quand même cinq, six mois. Et je pense que c'est un peu rapide. Après, je ne sais pas les matériaux qu'il a employés justement. Quand il a racheté ça, il avait déjà deux autres restaurants. Après, on ne sait pas d'où vient l'argent. En Corse, il avait fait aussi deux, trois choses à l'époque. Un peu des magouilles peut-être", relate-t-il.
Des bruits qui courent dans le village sur un homme finalement pas si bien intégré que ça. Dans la presse suisse, Jacques Moretti a déclaré que concernant son bar, tout était au norme et qu'il avait subi 3 contrôles en 10 ans. Mais ce soir, la procureure générale a annoncé l'ouverture d'une instruction pénale contre le patron et sa femme qui sont donc prévenus d'homicide par négligence et d'incendie par négligence. Ce qui n'équivaut toutefois pas encore à un acte d'accusation pour la justice suisse a indiqué la magistrate. Les deux gérants restent donc libres pour l'heure.