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Dermatose bovine : un nouveau cas détecté dans un élevage de l'Ariège

Europe1 .fr . 1 min
Dermatose bovine : un nouveau cas détecté dans un élevage de l'Ariège (Illustration)
Dermatose bovine : un nouveau cas détecté dans un élevage de l'Ariège (Illustration) © Laurent Estreboou / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Un nouveau cas de dermatose nodulaire contagieuse a été détecté en Ariège, indique ce vendredi le ministère de l'Agriculture. Il s'agit d'un deuxième foyer repéré dans le département. Ce troupeau de 113 vaches, vacciné depuis une quinzaine de jours selon la chambre d'agriculture, va être abattu.

Un deuxième foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été détecté dans un élevage de l'Ariège, indique le ministère de l'Agriculture ce vendredi. "C'est un troupeau de l'est de l'Ariège, qui était vacciné depuis une quinzaine de jours, et qui va être abattu" à Léran, rapporte Philippe Lacube, président de la chambre d'agriculture de ce département, à l'AFP.

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Les éleveurs ont accepté le protocole et "ne veulent pas de blocage chez eux"

La détection d'un cas de DNC oblige les autorités à abattre l'ensemble du troupeau. Pourtant, les 113 vaches que compte cet élevage étaient vaccinées, comme la totalité du cheptel de l'Ariège. "Un animal vacciné est protégé à partir de 21 jours après l'injection d'une dose de vaccin", précise le ministère, et la maladie peut circuler à bas bruit dans un troupeau avant que des symptômes soient visibles.

Il s'agit du deuxième cas repéré dans le département, et du 116e foyer détecté au niveau national depuis l'apparition de la maladie l'été dernier en Savoie. Les éleveurs ont accepté le protocole et "ne veulent pas de blocage chez eux", affirme Angel Alegre, co-porte-parole de la Confédération paysanne de l'Ariège. 

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Les "trois piliers" de l'Etat pour contenir la propagation du virus

Début décembre, un premier foyer avait été repéré dans le département, près du village des Bordes-sur-Arise. Des affrontements avaient éclaté entre agriculteurs et forces de l'ordre face à l'abattage systématique du troupeau en cas de détection d'une DNC.

Cette procédure contestée par de nombreux éleveurs est l'une des principales raisons à l'actuelle mobilisation des agriculteurs. "Après vaccination, il faudrait qu'à un moment on passe à un abattage sélectif. Qu'on donne une chance aux vaches immunisées", argue Philippe Lacube.

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L'État se base sur "trois piliers" pour tenter de contenir la propagation du virus : l'abattage systématique d'un troupeau dès la détection d'un cas, la vaccination et la restriction de mouvements. Dans le Sud-Ouest, "68,6% du cheptel", soit 495.602 bovins, ont été vaccinés contre cette maladie selon un bilan du ministère de l'Agriculture au 1er janvier.