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Crise agricole : «En réalité c’est la ruralité (...) qui est en train de s’éteindre», déplore Sébastien Chenu

Europe 1 . 1 min

Les mobilisations des agriculteurs ont repris ce week-end, après une pause pendant les fêtes. Pour Sébastien Chenu, invité du Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos, "c’est la ruralité (...) qui est en train de s’éteindre" et pas seulement l'agriculture.

Après une pause pendant les fêtes de fin d'année, les mobilisations des agriculteurs ont repris ce samedi 3 janvier. La colère autour des abattages et de l'accord entre l'UE et le Mercosur persiste. 

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Invité du Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos ce dimanche 4 janvier, Sébastien Chenu, vice-président de l'Assemblée nationale et du Rassemblement national, estime que "c’est la ruralité (...) qui est en train de s’éteindre", et pas seulement l'agriculture. 

"On est en train d'assister à la fin d'une certaine forme d'agriculture"

"La logique, c'est qu'il faut sortir, comme on l'a fait sur les produits culturels, les produits de l'agriculture, de ces accords de libre-échange. Pour avoir des relations bilatérales ; je pense qu'il est normal d'avoir des relations, exportation, importation, c'est normal ; mais des relations bilatérales en matière agricole", explique le cinquième vice-président de l'Assemblée nationale.

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Ce dernier nuance par la suite : "La réalité, c'est que tous les agriculteurs ne sont pas embarqués dans la même galère, mais qu'on est en train d'assister à la fin d'une certaine forme d'agriculture dans notre pays. Il y a d'autres choses à faire si on veut protéger notre agriculture. Ils croulent, nos agriculteurs".

Sébastien Chenu pense même que ce n'est "pas vraiment l'accord du Mercosur" qui est la cause de cet effondrement. "C'est Bruxelles qui est le problème. Tout va ensemble, si vous voulez. Vous ne pouvez pas laisser vos agriculteurs crouler sous des normes, les mettre en concurrence frontale avec des pays qui n'ont pas les mêmes normes. Et puis ensuite vous plaindre que l'agriculture est morte, et pas uniquement l'agriculture. En réalité, c'est la ruralité, et tout un système de valeurs derrière, qui est en train de s'éloigner", conclu-t-il.