Coronavirus : les premiers effets du confinement seront concrets dans les prochains jours

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Le confinement de la population en France a commencé mardi 17 mars. 1:16
Le confinement de la population en France a commencé mardi 17 mars. © AFP
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Alors que les deux premières semaines de confinement pour lutter contre la propagation du Covid-19 s'achèvent ce mardi, les premiers effets des mesures de distanciation sociale ne se feront sentir que dans les prochains jours, affirment plusieurs scientifiques au micro d'Europe 1. 

Après quatorze jours de distanciation sociale, le confinement est loin d'être terminé. Pour endiguer la pandémie de coronavirus, certains n'hésitent pas à prédire qu'il durera même plusieurs mois... Car un laps de temps de deux semaines, la durée initiale décidée par l'executif, correspond à la durée maximale estimée de contagiosité du virus. En clair, ce n'est qu'à partir de ce mardi qu'on peut dire avec certitude que les personnes nouvellement contaminées l'ont été après la mise en œuvre du confinement.

Les effets nets de la distanciation sociale vont donc progressivement arriver. "Ça va nous prendre peut-être 15 jours avant d'avoir des chiffres vraiment établis", affirme le mathématicien Jean-Stéphane Dhersin, par ailleurs chercheur au CNRS et spécialiste en modélisation des épidémies. Ces deux semaines seront donc écoulées à la mi-avril, date pour l'instant butoir du confinement, comme l'a annoncé Edouard Philippe.

Étudier le nombre d'admis dans les hôpitaux

Mais les épidémiologistes ne vont pas scruter seulement le nombre de cas officiellement détectés : ce n'est pas l'indicateur le plus fiable. "On ne sait pas combien de personnes sont effectivement porteuses de virus, donc c'est bien difficile de savoir de combien on va diminuer", justifie l'infectiologue François Bricaire.

"Ce qu'on va vraiment regarder, c'est le nombre de morts et aussi le nombre d'admissions en réanimation", poursuit-il. Pour l'instant, alors qu'il ne reste plus que 200 lits de réanimation disponibles en Ile-de-France, les admissions augmentent encore de 7 à 15% dans la région la plus touchée par le virus en métropole. Deuxième principal foyer du Covid-19 en France, la région Grand-Est voit la hausse se ralentir un peu, mais elle continue de se poursuivre...

Europe 1
Par Théo Maneval, édité par Ariel Guez