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Laura Laplaud , modifié à
L'apparition du variant Omicron dans le monde change la donne dans la crise sanitaire. Invité de Sonia Mabrouk dans Europe Matin mardi, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, assure que le gouvernement met tout en œuvre pour juguler cette cinquième vague épidémique et qu'à ce stade, "il n'est pas prévu de fermer les frontières".

Alors que le nouveau variant Omicron se propage progressivement dans plusieurs pays, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) s'inquiète d'un "risque très élevé". Si les connaissances scientifiques concernant la dangerosité d'Omicron sont pour le moment incomplètes, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal l'assure : "Il n'est pas prévu de fermer les frontières". L'exécutif mise avant tout sur la suspension des vols en provenance de l'Afrique australe pour protéger les Français. "On a pris cette mesure, de précaution, de suspendre l'intégralité des vols où ce variant circule, certains pays n'ont pas pris cette décision", a-t-il lancé mardi au micro de Sonia Mabrouk dans Europe Matin.

Un variant qui inquiète

De nombreuses inconnues subsistent sur ce variant. Pour le moment, seul sept pays sont concernés par la fermeture des frontières de la France : l'Afrique du Sud, le Lesotho, le Botswana, le Zimbabwe, le Mozambique, la Namibie, l'Eswatini. Mais l'exécutif pourrait bien envisager de prendre de nouvelles mesures pour stopper la propagation d'Omicron. "Il peut y avoir des mesures pour renforcer les tests aux frontières", a précisé Gabriel Attal sur Europe 1.

Une situation inévitable. Quelques jours après avoir pris connaissance d'un nouveau variant du Covid-19, la France a détecté son premier cas positif au variant Omicron sur son sol mardi. Il s'agit d'un homme de 53 ans résidant à La Réunion, ayant séjourné au Mozambique du 14 au 19 novembre. Dans Europe Matin, le porte-parole du gouvernement rapporte que six personnes de son entourage sont des cas contacts à risque. Des personnes qui sont placées "à l'isolement et qui vont être testées régulièrement".

"Quand ce variant a été identifié, on a pris des décisions immédiates : la suspension des vols en provenance de l'Afrique australe et évidemment, la recherche de tous les passagers qui s'étaient rendus dans les 15 jours précédents dans ces pays", a avancé Gabriel Attal. Si la souche du variant Omicron est dite plus contagieuse que celle du variant Delta et potentiellement résistante au vaccin anti-Covid, "rien n'indique à ce stade que le vaccin n'est pas efficace ou que ce variant serait plus dangereux avec des formes plus graves", a-t-il poursuivi. 

Développer le séquençage

Pour lutter contre les variants du Covid-19, la France mise aussi sur le séquençage, seule technique permettant d'identifier la nature d'un virus. "On est dans les premiers pays européens en termes de séquençage... L'an dernier, sur l'année 2020, on a fait 2.000 séquençages, sur l'année 2021, on est déjà à 242.000", a-t-il argumenté. "On a des capacités de séquençage importantes qui vont nous permettre de réagir et de garantir l'isolement des personnes concernées et de leurs contacts. On continuera à prendre des mesures de protection", a-t-il conclu.