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Mercosur : «Je ne comprends pas que Macron ne soit pas dans un avion pour […] engager le bras de fer» avec l'UE, s'interroge Jonas Haddad

Europe 1 . 1 min
Eliot Deval.

Eliot Deval et vous

Eliot Deval

Invité dans "Eliot Deval et vous" ce samedi, le porte parole des Républicains Jonas Haddad engage Emmanuel Macron à "concentrer son énergie" sur l'accord de libre échange avec le Mercosur, alors que le gouvernement "menace" d'une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale.

Plusieurs fois repoussé, le traité de libre-échange avec le Mercosur a été approuvé par une majorité d'États membres de l'Union européenne, malgré le "non" de la France. Pointant l'échec de la stratégie d'Emmanuel Macron, le Rassemblement national et la France insoumise brandissent la carte de la motion de censure du gouvernement. 
 
En réaction, le Premier ministre a convenu d'une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale avec le président français. "Plutôt que de s'occuper de ça (du traité UE-Mercosur), le gouvernement nous menace d'une dissolution", déplore Jonas Haddad, porte parole Les Républicains et conseiller régional de Normandie, dans Eliot Deval et vous ce samedi 10 janvier. 
 

"On devrait concentrer son énergie par le fait de tordre le bras à Ursula von der Leyen"

 
"Ce qui m'étonne c'est que le bras de fer, le gouvernement va l'engager avec les parlementaires français plutôt qu'avec la Commission européenne", pointe Jonas Haddad, appelant Emmanuel Macron à redéfinir ses priorités. "On devrait concentrer son énergie sur le fait de tordre le bras à Ursula von der Leyen, puisqu'il reste quelques jours avant la signature du traité au Paraguay", développe-t-il, énonçant la possibilité de saisir la Cour de justice de l'Union européenne. 
 
Il dénonce une incohérence dans la posture d'Emmanuel Macron qui "a bâti sa stratégie politique sur l'Europe". "Je ne comprends même pas qu'il ne soit pas déjà dans un avion pour essayer d'aller convaincre les uns et les autres, comme a pu le faire par exemple Nicolas Sarkozy quand il y avait des crises financières", souligne-t-il.