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Menace de dissolution en cas de censure du gouvernement : «C’est un coup de bluff […] ils ont la trouille», lâche Sébastien Chenu

Ugo Pascolo . 1 min

Invité d'Europe 1 Matin Week-end, le vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenu, est revenu sur la menace d'une dissolution en cas de censure du gouvernement. Pour lui, il s'agit d'un "coup de bluff". Il se dit également favorable à une dissolution.

Il assure que son combat est de "repousser le désordre". Samedi dans les colonnes du Parisien, Sébastien Lecornu a mis les points sur les i. La veille, en accord avec l'Elysée, le locataire de Matignon a demandé à Laurent Nuñez de préparer d'éventuelles élections législatives aux mêmes dates que les municipales, les 15 et 22 mars prochain. Une manœuvre, en réponse aux motions de censure de LFI et de RN après l'échec sur le Mercosur, qui a pris la classe politique de court. 

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"Ils sont terrorisés à l'idée que les motions de censure puissent passer"

Face aux critiques, le Premier ministre a donc clarifié la situation et affirmé : "Je ne veux ni de la censure, encore moins de la dissolution. Mon combat, c'est la stabilité et repousser le désordre." 

Reste que pour Sébastien Chenu, cette menace de dissolution est "un peu un coup de bluff". "Ils sont terrorisés à l'idée que les motions de censure puissent passer, que ce soit sur le budget ou sur le Mercosur. Donc ils agitent cette menace de dissolution [...] Ça dit aussi leur fébrilité, ils ont la trouille, ils ont compris qu'ils étaient entrés dans une zone de turbulence entre le Mercosur et le budget dont je vous rappelle qu'il a été rejeté en commission hier [samedi, ndlr], que ce soit son volet recettes ou dépenses. Donc ce gouvernement est pris dans le piège à la fois de son hypocrisie et de son incapacité à redresser évidemment les finances publiques."

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Invité d'Europe 1 Matin Week-end, le vice-président du Rassemblement national est même favorable à cette éventualité. "Nous souhaitons qu'il y ait une dissolution depuis toujours parce qu'on pense que c'est la seule façon de remettre les compteurs à zéro, de donner une majorité, les Français ont vu ce que c'était qu'une Assemblée nationale sans majorité, et pour rendre utile les 18 mois qui nous séparent de l'élection présidentielle. Sinon on est bloqué : il ne va encore rien se passer, ce seront des textes ridicules ou secondaires qui vont être examinés à l'Assemblée nationale, et notre pays va continuer à s'enfoncer dans la dette et dans l'immobilisme."