Budget 2026 : en commission, les députés rejettent en nouvelle lecture la partie «dépenses»
Ce samedi, les députés de la commission des Finances ont rejeté en nouvelle lecture la partie "dépenses" du budget de l'État pour l'année 2026. La veille, ils avaient déjà fait de même pour le volet des "recettes". Ce texte sera débattu dès mardi dans l'hémicycle et cela jusqu'au 23 janvier.
Comme pour la partie "recette" la veille, ce samedi les députés de la commission des Finances ont rejeté la partie des "dépenses" du budget de l'État pour l'année 2026. Les groupes RN, LFI, Écologiste et LR ont voté contre, le PS, le MoDem et le groupe EPR se sont abstenus. Les groupes Liot, Horizons, UDR et GDR étaient eux absents lors du vote.
Un "rabot général"
Ce texte sera débattu dans l'hémicycle à partir de ce mardi et cela jusqu'au 23 janvier après l'échec des discussions en première lecture au mois de décembre. Les débats de la commission, qui n'ont qu'une valeur consultative, n'ont pas permis d'entrevoir ce que pourraient être les termes d'un pacte de non-censure entre le gouvernement et le PS dans l'hypothèse où Sébastien Lecornu déclencherait l'article 49.3 pour faire passer le budget.
Le rapporteur général du Budget Philippe Juvin (LR) avait proposé un "rabot général" visant à diminuer les crédits de toutes les "missions" budgétaires à l'exception des fonctions régaliennes, espérant dégager environ 6,2 milliards d'euros d'économies.
Mais il n'a pas recueilli de majorité sur l'ensemble de ses propositions, les députés rejetant notamment les rabots sur les missions Education ou Ecologie, érigées en priorité par le PS. Les députés partaient de la copie adoptée au Sénat en décembre. En reprenant la version du Sénat sur ces missions et en tenant compte de l'ensemble des amendements adoptés sur les autres, les députés ont augmenté les dépenses de 6,8 milliards, a affirmé Philippe Juvin.
Les députés ont donc encore creusé le déficit par rapport à la copie du Sénat, qui l'avait porté à 5,3% - et même 5,4% en tenant compte des recettes rendues impossibles par la non-adoption du budget avant le 31 décembre -, a-t-il déploré. Lors de sa prise de parole avant Noël, le Premier ministre avait déclaré que l'État avait besoin "un budget en janvier" ajoutant que "le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi".