Pour Hervé Morin, les choses sont limpides : Emmanuel Macron aurait dû démissionner lors de la dissolution, en 2024. Alors quand on lui demande au Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos ce qu'il pense de la menace d'une nouvelle dissolution brandie par Sébastien Lecornu, sa réponse ne se fait pas attendre.
"Où se situe la stabilité ?"
Faute de démission, "désormais le Premier ministre a à gérer en quelque sorte la survie d'Emmanuel Macron jusqu'en 2027, voulant jouir jusqu'au bout du pouvoir avec cette espèce de narcissisme pathologique qui le caractérise", assène le président des Centriste.
Une façon de dire que Matignon est en train de sauver l'Elysée plutôt que le pays ? "C'est une évidence", rétorque encore le président de la région Normandie. "Quand vous avez un budget dans lequel vous mettez 40 à 45 milliards d'impôts supplémentaires si on fait financement de la sécu et budget de l'État, des dépenses publiques supplémentaires, un déficit qui va être à 5,3 à 5,4%, où se situe la stabilité qui est le moteur de la soi-disant négociation permanente d'un budget plus en plus un budget socialiste ?"