Voeux aux Français : "Cessons de nous déconsidérer", insiste Emmanuel Macron

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Lors de ses vœux pour 2019, Emmanuel Macron a réaffirmé que "l'ordre républicain [serait] assuré sans complaisance".
Lors de ses vœux pour 2019, Emmanuel Macron a réaffirmé que "l'ordre républicain [serait] assuré sans complaisance". © AFP
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Lors de ses vœux aux Français pour 2019, le chef de l'État a évoqué "la colère" qui s'est exprimée dans le pays. "Elle dit une chose : nous ne sommes pas résignés", estime-t-il. 

"Cessons de nous déconsidérer", a lancé Emmanuel Macron en appelant les Français à "faire mieux", lundi soir, lors de ses vœux pour 2019. "Cessons de nous déconsidérer ou de faire croire que la France serait un pays où les solidarités n'existent pas, où il faudrait dépenser toujours davantage", a-t-il déclaré. "Nous pouvons faire mieux et nous devons faire mieux", a affirmé le chef de l'État.

Sans jamais citer les "gilets jaunes", Macron évoque la "colère qui s'est exprimée". Sans jamais faire allusion nommément aux "gilets jaunes", le chef de l'État a évoqué dans son allocution "de grands déchirements et une colère qui venait de loin : colère contre les injustices, contre le cours d'une mondialisation parfois incompréhensible, colère contre un système administratif devenu trop complexe et manquant de bienveillance, colère aussi contre des changements profonds qui interrogent notre société sur son identité et son sens".

"Cette colère", a-t-il poursuivi, "a dit une chose à mes yeux, quels que soient ses excès et ses débordements : nous ne sommes pas résignés. Notre pays veut bâtir un avenir meilleur reposant sur notre capacité à inventer de nouvelles manières de faire et d'être ensemble. Telle est à mes yeux la leçon de 2018."

Le chef de l'État a estimé que "les résultats" des réformes engagées depuis le début du quinquennat "ne peuvent pas être immédiats et l'impatience que je partage ne saurait justifier aucun renoncement".

"L'ordre républicain sera assuré sans complaisance". Le président s'est également élevé contre "les porte-voix d'une foule haineuse", affirmant dans une allusion aux débordements qu'a connus le pays que "l'ordre républicain serait assuré sans complaisance". "Que certains prennent pour prétexte de parler au nom du peuple (…) et n'étant en fait que les porte-voix d'une foule haineuse, s'en prennent aux élus, aux forces de l'ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels, c'est tout simplement la négation de la France", a déclaré Emmanuel Macron.