Coronavirus : le reconfinement partiel à Lisbonne doit-il inquiéter ?

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Portugal Lisbonne Covid-19 coronavirus 1:14
Le Portugal reste sur ses gardes, après avoir constaté une recrudescence de cas dans certains quartiers populaires de Lisbonne. © PATRICIA DE MELO MOREIRA / AFP
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Alors que la tendance, en Europe, est au reflux épidémique, certaines villes décident de reconfiner tout ou partie de leur population pour éviter une deuxième vague. C'est le cas de Lisbonne, qui conseille aux habitants de 19 quartiers de limiter leurs déplacements, après y avoir constaté une recrudescence de cas de Covid-19.
REPORTAGE

La prudence reste de mise en Europe où la crainte d’une deuxième vague plane, et effraie. En quelques jours, plusieurs villes se sont reconfinées. C’est le cas de Leicester, au Royaume-Uni, mais aussi de Lisbonne, à partir de mercredi. Les autorités conseillent aux habitants de 19 quartiers de la capitale portugaise de rester chez eux jusqu’au 14 juillet. Cela concerne 10% de l’agglomération.

Recrudescence de cas dans certains quartiers

Le Portugal a été relativement épargné par la pandémie de coronavirus, avec plus de 1.500 décès, et plus de 40.000 cas confirmés. Toutefois, le pays reste sur ses gardes, après avoir constaté une recrudescence de cas dans certains quartiers populaires. Si les autorités conseillent fortement aux habitants de limiter leurs déplacements, les mesures sont tout de même loin de s’apparenter à un reconfinement général, les transports, restaurants et commerces restant ouverts.

"On a fait un pas en arrière avec l’obligation des commerces de fermer à 20 heures", réagit Stéphanie, une Française vivant à Lisbonne. "Il y a quelques restrictions pour certains quartiers où l’on demande aux personnes de ne sortir que pour aller travailler ou aller faire ses courses alimentaires, mais rien à voir avec le confinement passé".

En effet, ces mesures restent très localisées. Elles ne remettent, par exemple, pas en cause le tournoi final de la Ligue des Champions, qui doit se tenir en août à Lisbonne. Pour l’UEFA, il n’y aucune raison de prévoir un plan B.

Europe 1
Par Henry de Laguérie, édité par Pauline Rouquette