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Manifestations en Iran : «Il est possible que le régime tombe», affirme Michel Fayad

Europe 1 . 1 min

Depuis ce dimanche, un mouvement de contestation contre l'hyperinflation gagne du terrain en Iran. Ce jeudi, des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont fait six morts. Les États-Unis ont menacé Téhéran d'intervention. Dans "Mickaël Dorian et vous", Michel Fayad affirme que, cette fois, "il est possible que le régime des Mollahs tombe".

Ce jeudi, des affrontements entre des manifestants et des membres des forces de l'ordre ont fait six morts en Iran. Les premiers décès d'un mouvement de contestation contre l'hyperinflation, plus de 50% aujourd'hui, qui prend de plus en plus d'ampleur dans le pays. 

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Face à cette situation, Washington a décidé de hausser le ton, mettant ainsi la pression sur Téhéran. Dans Mickaël Dorian et vous, Michel Fayad, analyste politique et géopolitique, estime qu'il "est possible que le régime" iranien "tombe" cette fois et cela pour plusieurs raisons. 

"Ils veulent la mort du Guide suprême, ils sont en faveur du Shah"

Tout d'abord, "c'est la première fois que l'on voit à la fois une chute économique et une chute idéologique", les mêmes ingrédients qui ont conduit, selon lui, à la chute de l'URSS en 1991. Pour comprendre la situation économique que traverse le pays, il faut prendre le salaire minimum d'un Iranien qui "est de 90 dollars" quand "les dépenses sont à 200 dollars par mois. Chaque famille perd de l'argent". 

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C'est cette situation qui fait qu'aujourd'hui les gens sont "dans la rue en train de manifester en disant qu'ils veulent la chute du régime. Ils veulent la mort du Guide suprême, ils sont en faveur du Shah, le prince héritier Reza Pahlavi, ce qui n'était pas forcément le cas lors des dernières manifestations". 

Selon Michel Fayad, les réactions des hauts dirigeants de l'Iran sont assez "limitées" : "Les deux piliers des Gardiens sont assez silencieux ces derniers jours. Même chez les Gardiens de la Révolution, on sent qu'il y a des craquements. Ils ne sont plus unis entre eux et c'est ça la brèche aujourd'hui".