Crans-Montana : «On était dans des conditions particulières», le journaliste scientifique Michel Chevalet explique l'ampleur du drame
L'incendie qui s'est déclenché dans un bar de Crans-Montana en Suisse la nuit du Nouvel An a causé la mort d'une quarantaine de personnes et fait environ 115 blessés, selon un bilan provisoire. Le journaliste scientifique Michel Chevalet explique pourquoi le bilan est si élevé dans l'émission "Charles Luylier et vous".
"C'est l'horreur" : en se basant sur les premiers éléments disponibles, le journaliste scientifique Michel Chevalet détaille le déroulement du drame de l'incendie de Crans-Montana, en Suisse, qui a causé la mort d'une quarantaine de personnes et fait environ 115 blessés selon un bilan provisoire, la nuit du Nouvel An. Dans l'émission Charles Luylier et vous, celui qui officie sur CNews évoque "des conditions particulières" qui ont amené à ce drame.
Des gaz toxiques
Les bougies scintillantes, pointées du doigt par des témoins de la scène, ne peuvent normalement pas mettre le feu à ce genre d'installation. "Là, on était dans des conditions particulières", note toutefois le journaliste scientifique, qui évoque l'embrasement du revêtement en polyuréthane au plafond. "C'est un plastique qui a l'inconvénient d'être inflammable, et quand il brûle, il se propage très vite, il fond et tombe sur les gens", explique Michel Chevalet, s'appuyant sur certaines images.
Cela s'est passé au sous-sol de ce bar de Crans-Montana. "Ça dégage des gaz toxiques qui contiennent du cyanure", souligne-t-il. "Il y a la panique, les gens reculent. Il y a le feu sur des vêtements de soirée. On entend les cris, les gens se piétinent. C'est l'horreur, le pire de ce qui peut arriver", concède le journaliste.
Ce dernier évoque ensuite l'explosion qui a retenti après le déclenchement de l'incendie. "Pourquoi a-t-elle eu lieu ? Des gaz chauds se sont accumulés, et il y a eu un appel d'air parce que des gens en surface ont cassé des vitres pour pouvoir eux-mêmes sortir. L'air froid, plus lourd que l'air chaud, est descendu rapidement par l'escalier, et c'est ce qu'on appelle le blast : il y a l'oxygène nécessaire à la combustion, et c'est une violente déflagration", expose Michel Chevalet, ajoutant que cela explique que de nombreux blessés soient de grands brûlés.