Incendie à Crans-Montana : les 40 personnes décédées ont été identifiées, neuf Français parmi les victimes
Les autorités locales ont annoncé ce dimanche que les 40 personnes décédées dans l'incendie d'un bar à Crans-Montana la nuit du Nouvel An ont été identifiées. Neuf ressortissants français font partis des victimes, tandis que 23 Français "sont ou ont été pris en charge", certains étant sortis des hôpitaux", a indiqué le ministère des Affaires étrangères.
De nouvelles identifications. Ce dimanche matin, la police cantonale valaisanne annonce dans un communiqué l'identification de 16 nouvelles victimes décédées dans l'incendie du bar de Crans-Montana, dont un Français de 39 ans. Au total, 24 personnes ont été identifiées dont les premiers étrangers, tandis que la station alpine de Crans-Montana célébrait la mémoire des 40 morts lors d'une messe ce dimanche.
Ce qu'il faut retenir :
- Selon un dernier bilan des autorités suisses, l'incendie dans le bar Le Constellation, à Crans-Montana en Suisse, a fait 40 morts et 119 blessés
- Les 40 personnes décédées ont été identifiée, neuf ressortissants français parmi les victimes
- 23 Français sont soignés actuellement dans des hôpitaux
- 17 victimes de l'incendie ont été prises en charge dans des hôpitaux français
Les 40 morts, dont 20 mineurs, identifiés
Les quarante personnes, dont vingt mineurs, décédées dans l'incendie d'un bar dans la station de ski suisse de Crans-Montana la nuit du Nouvel an ont été identifiées, a annoncé la police cantonale du Valais dimanche.
La police a dénombré au total 21 Suisses, neuf Français dont une Franco-Suisse et une triple-nationale France/Israël/Grand-Bretagne, six Italiens dont un Italo-émirati, une Belge, une Portugaise, un Roumain et un Turc, selon un communiqué. Ces victimes ont entre 14 et 39 ans.
Un neuvième Français est mort, annonce le ministère des Affaires étrangères
Neuf Français ont été identifiés parmi les corps retrouvés dans l'incendie d'un bar à Crans-Montana durant la nuit du Nouvel An, selon le dernier bilan publié dimanche soir par le ministère des Affaires étrangères.
Un précédent bilan faisait état de huit Français décédés et d'un ressortissant porté disparu dans cet incendie, qui a fait 40 morts et 119 blessés.
Le bilan s'alourdit à huit ressortissants français morts
Huit Français ont été jusqu'à présent identifiés parmi les corps retrouvés dans l'incendie d'un bar à Crans-Montana (Suisse) durant la nuit du Nouvel An, et un reste toujours porté disparu, a annoncé dimanche soir le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
"A l'heure où je vous parle, nous sommes à huit décédés français, huit victimes françaises, qui sont maintenant confirmés. (...) Il reste un Français dont la situation n'est pas confirmée", a déclaré Pascal Confavreux sur BFMTV, indiquant qu'un total de 23 Français ont été blessés dans l'incendie, qui a fait 40 morts et 119 blessés.
Des hôpitaux français ont par ailleurs accueilli 17 personnes de diverses nationalités. "Un transfert supplémentaire d'une personne blessée est en cours, ce qui portera en fin de journée le total des transferts en France à 18 personnes", avait précisé un peu plus tôt dans la soirée le Quai d'Orsay.
Messe et marche silencieuse
Une messe dominicale à l'intention des victimes a été suivie d'une marche silencieuse à laquelle ont participé plusieurs centaines de personnes dans Crans-Montana, jusqu'à la chapelle ardente installée à proximité du lieu du drame. "Les objectifs des médias du monde entier sont braqués sur notre station. Merci à eux de solliciter la compassion dont les familles des victimes blessées ou défuntes ont tellement besoin", a déclaré pendant l'office Mgr Jean-Marie Lovey, évêque de Sion.
"Parmi les victimes, beaucoup étaient apprentis, collégiens collégiennes, étudiants", a rappelé le pasteur Gilles Cavin, représentant l'Eglise réformée de Suisse. Dans une église bondée, il a souligné que "nous sommes ici pour dire que face à l'indicible, face à la brutalité de la mort et à la souffrance nous ne voulons pas détourner le regard. Nous sommes ici pour dire notre compassion, notre proximité".
L'église, située à 300 mètres du bar, était pleine à craquer bien avant le début de la messe, retransmise sur un écran géant à l'extérieur. Malgré des températures descendant jusqu'à -9 °C, des centaines de personnes se tenaient dehors, certaines des bouquets de fleurs à la main, d'autres une simple rose rouge. Des secouristes en uniforme ont marché ensemble vers l'église, leurs casques à la main.
Une enquête ouverte contre les patrons du bar
Selon les premiers éléments et témoignages, des bougies incandescentes, fixées sur des bouteilles de champagne placées trop près du plafond du sous-sol du bar Le Constellation, seraient à l'origine du drame qui s'est déroulé la nuit de nouvel an. Les autorités suisses ont ouvert une enquête pénale contre les deux gérants français du bar, accusés d'"homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d'incendie par négligence".
Avant d'envisager un éventuel procès, cette enquête devra établir la responsabilité de ce couple, Jacques et Jessica Moretti, et portera sur les travaux effectués au sein de l'établissement, les matériaux utilisés, les autorisations d'exploiter et les mesures de sécurité. L'enquête se penchera également sur la pose au plafond de la mousse acoustique qui s'est très rapidement embrasée. Elle déterminera si ce matériau insonorisant était conforme aux normes et s'il est à l'origine de la catastrophe.
La question de la praticabilité de la sortie de secours est également posée par des témoignages. Mais les autorités n'ont rien dit à ce sujet pour l'instant. Sur des vidéos du drame, on voit des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar, d'une capacité maximale de 300 personnes. Le président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud, a assuré de son côté à la radio-télévision publique suisse RTS qu'il n'y avait eu aucun laxisme de la part de sa commune.