Incendie en Suisse : «Chez nous, ça ne se passerait pas comme ça», déclare un dirigeant de discothèque à Roanne
Le bilan de l'incendie meurtrier dans un bar dans la station de Crans-Montana, en Suisse. Selon les autorités, 40 personnes ont perdu la vie, 119 ont été blessés, dont 14 Français. Dans "Mickaël Dorian et vous", sur Europe 1, un dirigeant de discothèque à Roanne explique pourquoi les choses "ne se passerait pas comme ça" en France.
40 morts et 119 blessés, dont 14 Français, c'est le dernier bilan provisoire diffusé par les autorités suisses après l'incendie d'un bar dans la station de ski de Crans-Montana, dans la nuit de la Saint-Sylvestre. Dans Mickaël Dorian et vous, Jean-Marie, dirigeant d'une discothèque à Roanne, explique que ça "ne se passerait pas comme ça" en France.
"Un bar ça ferme à une heure de bar et ça se comporte comme un bar"
"On écoute beaucoup parler de bars, de discothèques. C'était un bar. En France, ça n'arriverait pas en discothèque". Il explique que les propriétaires de ce genre d'établissement doivent se soumettre à de nombreuses mesures pour garantir la sécurité de leurs clients.
"On a des commissions de sécurité qui passent chez nous tous les trois ans, il y a une quinzaine de personnes qui viennent avec des prévisionnistes, des pompiers. Il faut donner des PV pour tous les matériaux. Il y a les normes incendie avec des alarmes, des avertissements, des extincteurs qui sont identifiés avec des plans d'évacuation".
De plus, à la moindre fumée détectée, dans ces établissements, les évacuations de fumée se déclenchent, "il y a un message qui est passé et qui indique les issues de secours, la musique se coupe tout de suite, les extincteurs sont clairement identifiés. Chez nous, ça ne se passerait pas comme ça".
C'est donc là la grande différence entre les deux types d'établissements. Selon lui, les bars qui se transforment en discothèque le soir du 31 décembre et qui ne respectent donc pas les mesures de sécurité nécessaires "mettent en danger les clients qui sont à l'intérieur" : "Un bar ça ferme à une heure de bar et ça se comporte comme un bar. Il n'est pas équipé pour faire danser des gens et accueillir du public", ajoute-t-il.