Reconfinement : Dunkerque et la métropole de Nice vidées de leurs habitants

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Nice confinement 1:20
A Nice, Cannes ou Dunkerque, les habitants réapprennent à vivre leurs weekends confinés. © Frédéric Michel / Europe 1
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A Dunkerque comme dans les Alpes-Maritimes, le confinement local a commencé pour deux weekends. A Nice, les contrôles de police se sont multipliés mais moins à Cannes et Mandelieu. Et de même que dans le Nord, comme l'a constaté Europe 1 sur place, les habitants ont l'impression de se retrouver un an en arrière, au premier confinement...
REPORTAGE

"On est seuls au monde !" Des plages désertes, des rues timidement fréquentées, des parkings vides devant de nombreux magasins. A Mandelieu et Cannes, dans les Alpes-Maritimes, samedi après-midi, on se serait cru un an en arrière, au début du premier confinement. Même chose à Dunkerque dans le Nord : beaucoup de policiers, seulement quelques promeneurs chez qui la lassitude domine. Les deux zones, confrontées à une forte circulation du nouveau coronavirus, sont soumises à deux week-ends de confinement, du vendredi 26 février à 18 heures au lundi 1er mars 6 heures, puis du vendredi 5 mars 18 heures au lundi 8 mars à 6 heures.

"On est un peu blasés"

"On voit bien qu'il y a moins de monde sous la route, au bord de mer et en bordure d'océan", constate Dominique, qui s'est accordé une heure de promenade à Cannes. "Je pense que le confinement est respecté. C'est une bonne chose puisque nous, on le respecte et on prend l'attestation à chaque fois qu'on sort".

Sur la place Jean-Bart de Dunkerque, habituellement très fréquentée, c'est vide. Idem sur la digue de Malo, quasi déserte alors qu'elle est habituellement noire de monde, surtout pendant les vacances scolaires. Avec la météo ensoleillée, on voit beaucoup de policiers, et seulement quelques promeneurs, fatalistes parfois comme Nathalie : "On est un peu blasés parce que voilà, on nous prend notre liberté. Mais bon, il faut profiter des moments qu'on nous laisse, on peut déjà se promener une heure. Il fait beau, on profite". 

Un confinement qui touche aussi de près, à nouveau, les commerçants de la côte : "J'ai ouvert pour tenter le coup. Mais je n'ai pas fait beaucoup de ventes aujourd'hui", constate Kamad, responsable d'un glacier. "Ça me fait remettre en question l'ouverture les week-ends prochains, si c'est comme ça. Il n'y a pas de consommation".

Pas de contrôles ?

Michel et Françoise, eux, ont profité de l'heure de sortie autorisée pour une escapade au bord de l'eau de Cannes. "On fait régulièrement cette promenade. Mais une heure, c'est un peu juste. Il faut partir la montre en main et revenir. Là on est un peu en retard d'ailleurs", remarquent-ils en s'éloignant. 

Samedi dans les Alpes-Maritimes, près de 300 PV ont été dressés, essentiellement à Nice. Si policiers et gendarmes y étaient très visibles samedi, leur présence était plus discrète à l'ouest du département : "Il n'y a pas de contrôle. Là, ça fait une heure qu'on marche. On a fait un aller-retour et on n'a pas été contrôlés une seule fois !", assure un jeune couple de Cannois. "On plaint juste les Varois parce que je pense que tout le monde est parti dans le Var et c'est ça le problème". 

Il y avait en effet beaucoup de monde vendredi sur la route en direction des stations. Le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas exclu d'ailleurs de généraliser si besoin le confinement qui concerne pour l'instant la ville de Nice et 63 communes du littoral du département

Europe 1
Par Frédéric Michel et Maximilien Carlier, édité par Séverine Mermilliod