Douane, police aux frontières : au port de Calais, le trafic transmanche s'adapte au Brexit

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Les effectifs de la police aux frontières ont été renforcés au port de Calais. 1:37
Les effectifs de la police aux frontières ont été renforcés au port de Calais. © DENIS CHARLET / AFP
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Le Brexit est désormais effectif et le port de Calais va devoir s'adapter. Depuis trois ans, 40 millions d'euros ont été investis dans différentes infrastructures assurant les contrôles douaniers, sanitaires et migratoires. Les effectifs de la police aux frontières ont aussi été renforcés.

C’est le jour J pour le Brexit. Le retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne est effectif depuis mercredi minuit. À Calais, il n’y a plus qu’un seul mot d’ordre pour l’organisation du trafic transmanche : la fluidité. 40 millions d’euros ont été investis dans le tunnel et le port de Calais pour financer différentes infrastructures assurant les contrôles douaniers, sanitaires et migratoires. Les effectifs de la police aux frontières ont aussi été renforcés. "Le Brexit, nous le travaillons depuis trois ans. Je suis tout à fait serein", affirme Jean-Marc Puissesseau, PDG du port de Calais, au micro d’Europe 1.

"Le port doit rester fluide"

Tout est fin prêt là-bas, notamment les parkings pour poids lourd, les zones de contrôles douaniers ou vétérinaires. Le patron des lieux attend aussi beaucoup du système numérisé de déclaration douanière, à réaliser par les entreprises en amont de leur traversée en ferry. Cela évitera de stopper chaque camion au départ ou à l’arrivée pour vérifier que les papiers sont bien en règle. "La douane, les services britanniques qui sont sur le port, la police britannique… Tout le monde est concentré sur le fait que le port doit rester fluide."

150 agents supplémentaire à la police aux frontières

Une fluidité essentielle à la compétitivité économique du port et une condition d'efficacité pour les contrôles de la police aux frontières. Quelque 150 agents et contractuels sont d’ailleurs venus renforcer les effectifs que dirige Jean-Philippe Naon : "Il nous faudra vérifier notamment la durée de séjour des personnes qui franchissent la frontière. Ces contrôles plus longs risquent éventuellement d’engendrer des ralentissements de circulation. D’où l’idée d’être renforcés d’assistants de gardes frontières qui nous aideront à maintenir cette fluidité en toute sécurité, sans ralentissement de circulation et sans risque de troubles à l’ordre public."

Le timing joue en la faveur des acteurs du trafic transmanche : le mois de janvier est traditionnellement calme, ce qui devrait, côté français du moins, permettre de roder le système sereinement.

Europe 1
Par Lionel Gougelot, édité par Laetitia Drevet