Congé de naissance, DPE, démarchage téléphonique... Ces grands changements attendus au cours de l'année 2026
L'année 2026, qui s'ouvre ce jeudi 1er janvier, s'annonce riche en changement. Dès le 1er janvier, ils seront nombreux et lanceront une année qui verra apparaître d'autres nouveautés.
L'année 2026 est officiellement lancée. Les Français devront se préparer à plusieurs évolutions dans leur quotidien. Europe 1 vous propose un tour complet des principaux changements attendus au cours de cette nouvelle année.
Adopté le 16 décembre 2025, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (PLFSS 2026) comprend un certains nombres de mesures sociales et de santé qui prendront effet dans les prochains mois.
Revalorisation du Smic et des retraites
Comme chaque année, le salaire minimum est revalorisé au 1er janvier pour préserver le pouvoir d'achat des Français face à l'évolution des prix. En 2026, il augmente de 1,18% et passe de 1.801,80 à 1.823,03 euros brut par mois, et de 11,88 à 12,02 euros brut de l'heure. Un gain d'un peu moins de 17 euros net par mois.
Par ailleurs, la revalorisation des retraites à hauteur de l'inflation sera bien appliquée en janvier 2026, malgré le gel envisagé par le gouvernement dans le cadre du PLFSS. Les retraites de base et les minima sociaux augmenteront ainsi de 0,9 %, un taux correspondant à l’inflation enregistrée par l’Insee sur les douze derniers mois. L'abattement de 10 % sur les pensions de retraite, plafonné à 4.399 euros par foyer fiscal en 2025, sera remplacé par un abattement fixe de 2.000 euros par retraité.
Le nouveau congé de naissance repoussé à juillet
Alors qu'il devait être effectif à partir de janvier 2026, le nouveau congé de natalité rémunéré a finalement été reporté par le gouvernement pour des "raisons techniques". Les parents d’enfants nés ou adoptés au cours du premier semestre pourront ainsi en bénéficier seulement à partir du 1er juillet. Les familles qui accueilleront un nouveau né à partir d'avril auront la possibilité d'enchaîner le congé maternité (ou paternité) et le congé de naissance.
Concrètement, cette mesure, prévue dans le Budget de la Sécurité sociale, vient s'ajouter au congé de maternité (16 semaine) ou de paternité (28 jours) et au congé parental. Elle prévoit un congé d'un à deux mois, pris simultanément ou en alternance avec l'autre parent, et fixe le montant de l'indemnisation à 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second.
De nouvelles plaques d'immatriculation
Des prix en augmentation
Attention aux nouveaux tarifs postaux qui seront appliqués à compter de ce jeudi par La Poste. Les prix des courriers et des colis vont augmenter de 7,4 % en moyenne et ceux des Colissimo de 3,4 %. Par exemple, la lettre verte passera à 1,52 euro au lieu 1,39 euro. Une nouvelle mesure fiscale européenne pourrait aussi impacter le budget des consommateurs.
À partir du 1er juillet 2026, les colis inférieurs à 150 euros, en provenance d’un pays hors-UE et livrés dans un pays de l’Union, seront soumis à une taxe de 3 euros. Si plusieurs articles différents sont expédiés ensemble, le montant s'appliquera pour chaque article. Les fumeurs seront également impactés par une nouvelle hausse du prix du tabac en France. Le prix moyen d’un paquet de cigarettes dépassera les 13 euros.
Autre augmentation attendue : le prix de l'abonnement au gaz. Il va augmenter de 13,10 euros sur l'année 2026, selon la Commission de régulation de l'énergie. Par ailleurs, les Certificats d'économie d'énergie (CEE) vont augmenter pouvant avoir un impact sur les prix à la pompe du carburant. Les pétroliers français ont annoncé fin novembre une hausse de 4 à 6 centimes le litre à compter du 1er janvier. Les tarifs de l’assurance habitation des Français vont eux aussi évoluer, et seront 8 à 11 % plus chers, selon les estimations de l’UFC-Que Choisir. Une hausse justifiée par la montée en puissance des risques climatiques.
Le DPE évolue
Interdiction progressive des PFAS
Une bonne nouvelle attend les consommateurs en 2026. Les cosmétiques, les farts de ski, les vêtements, les chaussures et leurs imperméabilisants contenant des PFAS, ces polluants éternels aux effets néfastes sur la santé. Ils seront interdits à la fabrication, à la vente et à l'importation en France.
"Cette interdiction sera étendue au 1ᵉʳ janvier 2030 à tous les textiles (d'ameublement, par exemple) contenant des PFAS (sauf exceptions, comme les textiles techniques à usage industriel, qui seront listés par décret)", informe le site du gouvernement, qui ajoute qu'elles ne "concerneront pas les produits contenant seulement des traces de PFAS".
Fermeture des PEL ouverts il y a 15 ans
À partir du mois de mars 2026, les Plan épargne logement (PEL) ouverts après mars 2011 seront fermés progressivement. Les PEL datant d'avant 2011 ne sont pas concernés par cette mesure. Les banques auront la charge d'informer les personnes titulaires de cette fermeture prochaine quelques jours auparavant et devront leur demander où transférer l’argent. Par défaut, il ira sur un compte épargne.
Par ailleurs, le taux d’intérêt annuel de rémunération des PEL ouverts après le 1er janvier 2026 (et uniquement ceux-ci) passera à 2 %, contre 1,75 % actuellement.
Toujours côté argent, les Français vont avoir désormais l'obligation de déclarer les dons reçus entre particuliers en ligne. Les petits dons comme notamment des cadeaux à un anniversaire ou à Noël sont exemptés, en revanche, les dons de grosses sommes, d'objets ou d'actions doivent être signalés via la plateforme impôts.gouv.fr .
Une révolution de l'égalité salariale
D'ici le 7 juin 2026, tous les États membres de l'Union européenne doit transposer dans son droit la directive européenne sur la transparence des salaires, adoptée le 10 mai 2023, qui vise à réduire les inégalités salariales entre les femmes et les hommes. "Les entreprises tenues d’appliquer les dispositions de la directive (UE) 2023/970 doivent compter au moins 50 salariés", précise le site du Service public.
Cette réforme majeure va ainsi bouleverser les pratiques RH en obligeant les entreprises à repenser leur politique salariale. Concrètement, celles-ci devront indiquer la rémunération dans les offres d’emploi et avant le premier entretien. Mais l'employeur devra également appliquer cette transparence en interne, en mettant par exemple à la disposition des salariés les critères utilisés pour déterminer la rémunération, les niveaux de rémunération et la progression de la rémunération.
Fin du démarchage téléphonique ?
C'est une évolution majeure qui devrait alléger le quotidien des Français. La loi contre toutes les fraudes aux aides publiques, promulguée le 30 juin 2025, dicte de nouvelles règles concernant le démarchage téléphonique, afin de protéger la population contre les méthodes intrusives utilisées par les professionnels.
À partir du 11 août 2026, le principe du démarchage téléphonique dans tous les secteurs sera interdit, contraignant les professionnels de "revoir leurs méthodes de prospection téléphonique et de mettre en place les outils nécessaires au recueil du consentement", informe le site du Service public. Il faudra ainsi donner son accord explicite, lors d'un achat ou encore via un formulaire, pour que l'entreprise use du démarchage commercial.