Dénonçant l'autoritarisme chez LREM, des "Marcheurs libres" lancent leur courant interne

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Stanislas Guérini, délégué général de La République en marche  (au centre) va devoir gérer une rentrée compliquée pour son parti. 1:49
Stanislas Guérini, délégué général de La République en marche (au centre) va devoir gérer une rentrée compliquée pour son parti. © Christophe ARCHAMBAULT / AFP
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300 membres du parti présidentiel lancent leur courant ce week-end lors du "Campus" de La République en marche. Ils dénoncent la verticalité du mouvement et les investitures pour les élections municipales. 

Près de 3.000 personnes sont attendues ce week-end au "Campus" de La République en marche à Bordeaux, l’événement de la rentrée du parti présidentiel. Si des membres du gouvernement et plusieurs candidats aux élections municipales seront présents, les regards se tourneront aussi vers les "Marcheurs libres", qui lanceront en parallèle leur courant interne à La République en marche.

"La bienveillance en marche, c’est un peu 'tais-toi et rentre dans le rang'"

Les 300 militants ont prévu d’arborer un t-shirt et d’organiser un apéro afin de se faire connaître. Depuis fin juillet, ils se structurent et échangent sur une boucle de la messagerie cryptée Telegram, à laquelle Europe 1 a pu avoir accès. "La bienveillance en marche, c’est un peu 'tais-toi et rentre dans le rang'", peut-on lire.

Les premières investitures pour les municipales ont mis le feu aux poudres. Des militants très investis considèrent qu’ils ont été méprisés et injustement écartés. La verticalité de LREM est décriée en interne et les "marcheurs libres" promettent de monter une association et de créer un label "marcheurs libres" pour aider les éventuelles candidatures dissidentes.

"Ils sont trois pelés… Ils ne représentent qu’une minorité"

À la direction de LREM, on surveille ce mouvement comme le lait sur le feu. La récente candidature de Cédric Villani à Paris, dissidente à celle de Benjamin Griveaux qui a été investi par LREM, pourrait inspirer plusieurs marcheurs. Mais les ténors du parti essayent de minimiser l’ampleur de la fronde. "C’est normal qu’il y ait des courants", explique un cadre, qui se rassure en ajoutant : "Ils sont trois pelés… Ils ne représentent qu’une minorité".

Autre moment fort du "Campus" de La République en marche : la venue de François Bayrou dimanche. Le président du MoDem prendra la parole devant les militants LREM, alors qu’à Bordeaux, son parti a décidé de soutenir le maire sortant de Bordeaux, Nicolas Florian, et non le candidat du parti présidentiel, Thomas Cazenave.

Europe 1
Par Jean-Rémi Baudot, édité par Ariel Guez