Coronavirus : "Il y a des morts dus directement au premier tour des élections" municipales, dénonce Jean-Guy Talamoni

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Jean-Guy Talamoni​, président de l’exécutif corse était l'invité de Sonia Mabrouk, mardi. 6:54
Jean-Guy Talamoni​, président de l’exécutif corse était l'invité de Sonia Mabrouk, mardi. © Europe 1
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Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse, a dénoncé mardi sur Europe 1 le maintien du premier tour des élections municipales lors des débuts de la crise du coronavirus. 
INTERVIEW

Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse, Invité de Sonia Mabrouk mardi, a exprimé sa défiance vis-à-vis des médecins qui "ont dit il y a quelques jours l'on pouvait aller voter au premier tour des élections (municipales) sans danger" tandis que l'épidémie de Covid-19 se renforce en France. 

Selon lui, "des erreurs manifestes ont été commises" dans la gestion de la crise. "Des scientifiques qui conseillent le président de la République ont dit il y a quelques jours que l'on pouvait aller voter au premier tour des élections (municipales) sans danger. Ensuite, nous avons vu ce qu'il en a été : il y a des morts qui sont dus directement à ce premier tour des élections", a alors dénoncé Jean-Guy Talamoni. 

Le président de l'Assemblée de Corse va même plus loin en affirmant qu'en Corse, "il y a eu un mort qui semble directement lié aux opérations électorales". 

Le président de l'exécutif corse demande aussi "la généralisation des tests" pour détecter le coronavirus et "que les traitements à la chloroquine puissent être prescrits de façon plus large que ce qu'à décidé ces derniers jours le gouvernement". Il s'agirait par exemple de donner la possibilité aux "médecins non-hospitaliers" de prescrire ce médicament.

"Des relations relativement fluides"

Si pour Jean-Guy Talamoni, "chacun fait pour le mieux", il a toutefois affirmé qu'il "n'est pas le moment d'agiter nos drapeaux nationaux". "On a des relations relativement fluides avec les services de l'Etat, nous nous rencontrons tous les matins au sein de la cellule de crise", a assuré Jean-Guy Talamoni, qui ne souhaite pas "faire de procès d'intention". 

Il souligne toutefois une "difficulté" : le fait que "la Corse soit en première ligne", notamment à cause de sa situation géographique avec l'Italie. 

Europe 1
Par Tiffany Fillon